mardi 10 novembre 2009

L’identité Française ou comment oublier la démocratie au profit de la démagogie.

La démocratie je le rappelle est censée gouverner dans l’intérêt général.
De nos jours, peut –on considérer qu’il est dans l’intérêt général du peuple Français d’accueillir tous les immigrés du monde, tous les réfugiés politiques et autres clandestins ?
Non ! Aujourd’hui notre pays est en grandes difficultés financières. Le nombre de gens pauvres augmente chaque année, les associations caritatives sont toutes débordées, les 2/3 des travailleurs de notre pays ont un salaire proche du SMIG ! Alors ou est l’intérêt général ? Est-ce si compliqué de définir des priorités ?
Dans notre beau pays censé être un modèle de Démocratie, beaucoup de choses ne sont que démagogie, populisme et clientèlisme.
Je suppose même que cette façon de gouverner depuis près de 40 ans, est la principale raison de la régression de notre pays à tous les niveaux.
Vouloir toujours donner plus, assister plus, subventionner plus, sans définir de véritables priorités d’intérêt général, ont amené notre pays au bord de la faillite. Faillite de l’état, de la SECU, des retraites, des communes, etc - - - Et ça malheureusement beaucoup de Français n’en ont pas encore pris la mesure. Même nos dirigeant actuels continuent dans cette mauvaise direction de peur de sombrer encore plus dans les sondages - - - et c’est ainsi depuis 40 ans ! Alors oui je suis inquiet car la France est difficilement réformable, tant que ces mentalités feront lois. La démocratie de façade, s’efface souvent derrière l’olligarchie. Mais alors que faire ?

Loi HADOPI : Pourquoi faire si compliqué ? quand on pouvait faire si simple ?

Dans notre pays il y a déjà 2 organismes depuis longtemps. (On se demande d'ailleurs pourquoi deux ?) la SACEM et la SPRE qui pour ce qui est de la SACEM collecte depuis plus de 50 ans je pense, de l'argent pour les auteurs, compositeurs, interprètes, auprès de tous les organismes, qui diffusent de la musique ou des images en public, même quand c'est un fond sonore très faible dans un magasin. (c'est pour ça que les Hard Discount n'ont jamais de musique par exemple - "à trop vouloir prendre - - -" Comme d'habitude - - - Entre nous, ce second organisme, la SPRE n'avait pas besoin d'être créé en plus de la SACEM si ce n'est pour générer des coûts supplémentaires !)
Et de nos jours, au 21 ème siècle, alors que tout passe par internet, il suffisait d'appliquer une petite contribution à tous les fournisseurs d'accès internet et de répartir ensuite tout simplement au prorata des statistiques connues sur les autres médias "grand public". Cette contribution SACEM, aurait été si faible que les 60 millions d'internautes n'auraient pas eu mal au porte monnaie et que l'on aurait pas engorgé encore un peu plus nos tribunaux et nos juges par des choses secondaires, au détriment de grosses affaires qui pourraient ainsi, aller beaucoup plus vite.

mercredi 4 novembre 2009

Les adhérents lâchent l'UMP - - -

40000 adhérents ont déjà lâché l’UMP selon le Figaro ! Les sondages confirment : 41 % - - 38 % - - - et bientôt moins encore. Après plus de 2 années d'exercice, on comprends pourquoi le Président Sarkozy est en descente rapide dans les sondages. Et 40000 adhérents ont déjà lâché l’UMP selon le Figaro ! Personnellement, en 2007, je n'avais pas voté pour voir cette politique continuer après CHIRAC.
Je suis outré, dégouté ! Toujours plus de taxes et d'étatisme, sans entrevoir même de très loin un équilibre des comptes de notre pays.
Que ce soit au niveau National ou Local, Régional nous sommes administrés par des inconscients ! mais jusqu'à quand celà va t-il durer ? jusqu'où va t-on pouvoir aller dans l'effondrement de notre système ?
Prenez en exemple la taxe carbone , (qui je le rappelle a été mise en place contre l’avis de près de 80 % des Français), combien de chômeurs va t-elle produire en plus dans les entreprise de transport routier ? On parle de 40 000 ! ! et chez les pêcheurs ? - -- et les agriculteurs ? - - - (qui eux ont déjà bien des soucis - - par trop de taxes et trop de charges)
Mais le pire de tout c'est que le budget de l'état ne sera pas à l'équilibre pour autant ni en 2010 ni en 2012 !
Et le budget des communes ? des régions ? Un fait révélateur : Tout le monde savait que les recettes allaient baisser cette année. Mais quelle commune ? quelle région a mis en place un plan d'économies de façon à équilibrer ? AUCUNS ! ! la seule chose qu'ils savent faire c'est augmenter la pression fiscale ! ! pour mieux continuer à gaspiller l'argent des Français.
Quand on découvre par exemple que le Conseil Général de Loire Atlantique a donné 60000 € à la CGT pour organiser un congrès prochainement ! ! on voit à quel point les élus méprisent leurs administrés.
Vivement les élections ! que l'on puisse les sanctionner ! et comme en Allemagne, espérons que nous fassions avancer sensiblement le "LIBERALISME"

dimanche 4 octobre 2009

Harcèlement fiscal

François Fillon nous le confirme :

"Aucun revenu du travail, du capital ou de remplacement ne doit échapper à l'impôt, ni aux contributions sociales" (Le Monde, 26/09/2009)

C'est vrai que les contributions sociales, c'est bien connu, ce n'est pas de l'impôt, ou bien ce sont des impôts plus gentils parce qu'ils sont sociaux.

Enfin, entre autres géniales décisions, les plus-values mobilières vont maintenant être taxées (excusez-moi, soumises aux contributions sociales) indépendamment d'un seuil de cession : ça servira de leçon aux petits porteurs spéculateurs (enfin une vraie mesure directement inspirée du G20 pour moraliser le monde de la finance).

De même, les plus-values immobilières ne seront plus exonérées même au-delà de 15 ans de détention. C'est vrai que déménager est avant tout un acte spéculatif plutôt qu'une simple envie ou nécessité. Ceci ne vient que compléter un dispositif cohérent comprenant les droits de mutation, la taxe foncière (+ 14 % à Nantes en 1 an, par exemple, soit quasiment du Madoff) ou encore les droits de succession : On comprend pourquoi l'État préfère une France de propriétaires.

L'idée étant de financer "le budget de la reprise" de 2010 (on ne rit pas) qui ne connaîtra plus qu'un déficit de 115 milliards d'euros...

Quand elle devient abusive, la contrainte légale que constitue l'impôt se transforme en oppression. En agissant de manière si irresponsable, l'Etat perd donc progressivement sa crédibilité et sa légitimité.

Ainsi, il est de plus en plus du devoir du citoyen de protester et de résister à ces abus anti-démocratiques aliénant la liberté individuelle de vivre correctement de ses revenus.

lundi 24 août 2009

Université d'été libérale

Comme tous les ans, le Parti Libéral Démocrate organise une université d'été afin de réunir des libéraux de tous horizons, et d'organiser débats et échanges sur diverses thématiques.

Cette année, l'université d'été aura lieu près de Rouen, du vendredi 4 au dimanche 6 septembre. Le thème général choisi est particulièrement d'actualité puisqu'il s'intitule "Quelle sortie de crise ?".

Bien entendu, cette université d'été n'est pas réservée qu'aux seuls membres du PLD. Tous les libéraux y sont les bienvenus afin d'assister et de participer aux différents débats.

Vous pouvez toutes les informations pratiques sur le site http://www.universiteliberale.fr/

mercredi 29 juillet 2009

Et maintenant ? ? !! : la TAXE carbone - - - !!

On en avait pas assez ! Déjà on travaillait jusqu'au 15 Juillet cette année, pour les dépenses publiques et l'année prochaine vous travaillerez jusqu'au 18 ou 20 Juillet pour l'état !! sous le prétexte "pieux" d'un nouvelle taxe carbone !
Notre fiscalité n'est elle pas déjà suffisamment meurtrière pour des tas d'entreprises (comme celles des transports, des marins pêcheurs, des agriculteurs, etc - - ) pour ne pas encore y ajouter une taxe de plus !!
C'est une honte au niveau Européen et Mondial.
De plus la Taxe Carbone est encore un nouvel impôt qui n''est pas constitutionnel car pour lever un nouvel impôt, le Parlement doit dire à quelle dépense il doit servir.
Or ce nouvel impôt n''est pas affecté à une nouvelle dépense sauf de punir les citoyens qui consommeraient trop de carbone. Cet impôt est donc bien anticonstitutionnel car le Parlement n''a pas le droit de lever un impôt pour sanctionner telle ou telle catégories de citoyens.
Jusqu’où ira t- on ? Ce que tous nos "champions de la taxation" oublient c'est qu'à chaque nouvelle taxe ce sont de nouveaux chômeurs à venir, car chaque nouvelle taxe, chaque nouvel impôt amplifie les délocalisations et accélère le départ des familles les plus aisées (les plus riches elles sont déjà parties depuis longtemps).
Et tout ceci produit une baisse des recettes fiscales, et gonfle l'endettement de notre pays qui bientôt sera considéré comme pays à risque par les pays qui avancent les fonds.
A ce moment là, de toute façon les Français seront dans la rue pour pleurer, mais avant ça luttons contre toute nouvelle taxe ou impôt. Faites le savoir ! Faites circuler l'info !

dimanche 7 juin 2009

La France championne d'Europe

Si vous vous être promené dans le centre de Nantes récemment, peut-être avez vous aperçu cette affiche rappelant les mauvaises performances de notre pays en Europe. Nous aurions pu y ajouter "Champion de la dette publique", "Champion du nombre d'élus et d'administrations"... Cependant, une affiche n'y aurait pas suffi.

L'affiche "Champions d'Europe" est la dernière d'une série destinée à faire réagir les Français dans le cadre des élections européennes. Les deux premières leur demandaient : "Qui veut libérer le plombier polonais ?" et "Pax americana ou Pax europeana ?".

Toutes renvoient vers un site http://www.championsdeurope.eu/ regroupant des articles de fond, et des petits divertissements afin de valoriser l'image européenne.

En effet, celle-ci ne sort pas grandi des élections européennes. Réputées pour ne pas intéresser les Français, le scrutin a surtout souffert d'une campagne électorale particulièrement terne où la plupart des partis politiques ont surtout profité de l'occasion pour s'étriper sur les enjeux nationaux.

Le Parti Libéral Démocrate, jeune formation politique, n'a malheureusement pas pu dégager assez de financement pour présenter des listes. Néanmoins, à travers cette campagne d'affiches et ce site, nous avons voulu rappeler notre implication et notre attachement au débat européen.

Certains partis de gauche ont pris la confortable habitude de hurler sur les méfaits de "l'Europe libérale". En tant que libéraux, nous nous demandons toujours de quoi ils parlent, surtout en France où le modèle social est toujours aussi sclérosé.

Alors que Nicolas Sarkozy nous promettait alors un marché du travail vraiment flexible et une baisse de la pression fiscale. Le code du travail s'est épaissi et nous avons eu droit à 21 nouveaux impôts à côté du "bouclier fiscal".

Bref, le libéralisme supposé de l'Europe apparaît davantage comme un fantasme, un slogan facile pour certains partis politiques qui cache surtout leur absence de propositions constructives.

Et puis, comment peut-on être contre la liberté ? Pourtant c'est cette même défense des libertés qui est au coeur du programme des libéraux contre les étatistes qui veulent se mêler de tout, nous obliger à payer des services inefficaces, condamner nos mauvaises habitudes comme si nous étions des êtres irresponsables, choisir à notre place l'éducation de nos enfants...

Les partis qui condamnent le plus fortement les libéraux sont toujours ceux qui veulent imposer le plus de contraintes aux individus soit par conviction, soit par bêtise. Malheureusement, les choix qu'ils nous imposent sont irrémédiablement ceux qui conduisent notre pays à la place qu'il occupe : Champions d'Europe !

lundi 11 mai 2009

L'université : nouvelle zone de non-droit

Depuis plusieurs mois, les universités françaises s'illustrent encore une fois d'une manière peu brillante. Elles semblent renvoyer au monde l'image qu'on attend d'elles : des établissements bloqués, comme si la grève faisait partie intégrante du patrimoine de la France.

Pourtant, ces blocages ne sont que la conséquence de la faillite du système universitaire. En effet, nos facultés meurent peu à peu. Elles sont de plus en plus inadaptées au monde du travail, et même au monde de la recherche, notamment par rapport aux laboratoires étrangers.

Ayant perdu de sa superbe, l'université française est atteinte de médiocrité. Sans sélection, elle accueille aussi bien les élèves motivés que tous les "perdus" de l'après-bac qui pensent surtout à la liberté qu'ils vont y trouver. Si elle arrive encore à faire rêver certains étudiants issus de pays défavorisés (du moins jusqu'à ce qu'ils y arrivent), son image se ternit d'année en année, et les actuels mouvements de blocage ne viennent pas améliorer les choses.

Les diplômés n'ont jamais été aussi nombreux, mais la qualité des diplômes n'a jamais été aussi mauvaise. Bref, un beau gâchis pour notre Etat déjà si endetté, alors que la recherche devrait être au contraire au coeur de ses préoccupations pour favoriser la future compétitivité de notre pays.

Mais le rituel du blocage des facs est devenu quasiment annuel. Il est orchestré par une minorité d'étudiants souvent très politisés, et marqués par des idées anarchistes ou d'extrême-gauche. Ce n'est pas un hasard, si ces idées sont particulièrement populaires dans les facultés de sciences humaines, l'enseignement étant particulièrement orienté, et le peu de débouchés professionnels pour les étudiants entretenant logiquement un certain sentiment de révolte face à une société qui ne les considère pas.

Mais face à la multiplication de ces coups d'Etat, de ces révolutionnettes locales ou de ces guérillas urbaines, que peut faire l'individu qui veut étudier ? Il est l'ennemi, le rabat-joie qui veut étudier, le collabo qui veut briser le mouvement.

Certains pourtant dénoncent la dictature gauchiste dont souffre la plupart des facultés françaises. Ils essayent de faire valoir le suffrage universel ou d'organiser des mouvements de protestation. Réaction de la part des blocages : une dénonciation de la démocratie (merci Staline) voire même des agressions. Nous rappelons que récemment à la faculté de Nantes, des étudiants anti-blocages ont été frappés sans ménagement alors qu'ils ne faisaient qu'exprimer leur opinion ! Certaines des victimes ont dû subir plusieurs jours d'incapacité de travail.

Mais que fait la police, puisque selon nos militants bloqueurs, nous sommes censés vivre dans un Etat ultra-sécuritaire et ultra-fliqué ? Rien, l'apaisement ou la frousse de la part de l'administration et du monde politique. En effet, il n'est peut-être pas judicieux de se mettre à dos une jeunesse dont l'avenir paraît plus qu'incertain (par crainte d'un supposé mouvement social d'envergure), mais il est surtout honteux de laisser mourir l'université française, sans autre réaction que l'ondulation du brushing de Valérie Pécresse aux multiples réunions de médiation.

Si la réforme proposée est un tout premier petit pas vers l'autonomie et va a priori dans le bons sens, elle reste cependant largement à approfondir. C'est pourquoi, il ne faut pas céder face à des bloqueurs qui méprisent l'intérêt général au nom de leur idéologie (et peut-être de leur intérêt personnel, pensant peut-être que leur diplôme leur sera attribué sans qu'ils aient à travailler !).

Devons-nous continuer à faire financer par l’ensemble des Français cette formation à la confrontation et au blocage du pays sans réagir ? Sans pour autant envoyer automatiquement les CRS et laisser la situation s'envenimer, nous demandons une intransigeance de la part du gouvernement et une accélération des réformes pour la réussite des établissements et de leurs étudiants.

Ainsi, lorsque des campus réputés pour leur fermeture récurrente pour grève constatent une baisse des inscriptions, le Parti Libéral Démocrate en demande la fermeture pour attribuer leur budget aux campus qui voient au contraire les inscriptions augmenter. Nous voyons là un moyen juste et efficace de sanctionner les campus irresponsables et de récompenser ceux qui ont une bonne réputation.

Lire aussi à ce sujet : 

Le sabotage des universités souligne la dégenerescence de leur gestion étatisée, Objectif Liberté (blog de Vincent Bénard, pdt de l'Institut Hayek et membre du PLD 44)

vendredi 17 avril 2009

Réunion mensuelle // Avril 2009

La prochaine réunion mensuelle aura lieu le mercredi 29 avril à 19h30, au café "Le Rive Droite" situé 5 rue Santeuil à Nantes.

Cette réunion est ouverte à tous les membres du PLD, et plus globalement à tous les libéraux qui veulent connaître nos idées, et discuter de sujets d'actualité à travers un angle libéral.

Pour ceux qui le souhaitent, l'échange sera poursuivi dans un restaurant que nous choisiront ensemble.

dimanche 1 mars 2009

Réunion mensuelle // Mars 2009

La prochaine réunion mensuelle aura lieu le mercredi 4 mars à 19h30, au café "Le Rive Droite" situé 5 rue Santeuil à Nantes.

Cette réunion est ouverte à tous les membres du PLD, et plus globalement à tous les libéraux qui veulent connaître nos idées, et discuter de sujets d'actualité à travers un angle libéral.

Pour ceux qui le souhaitent, l'échange sera poursuivi dans un restaurant que nous choisiront ensemble.

samedi 14 février 2009

Une publicité irresponsable


Quelle ne fut pas ma stupeur en rentrant chez moi hier soir. Eclairée par un grand panneau lumineux, je vois apparaître une affiche publicitaire où se distingue nettement l'appellation CAC 40. Je continue mon chemin en essayant de voir quel courtier en bourse lance ainsi une campagne de pub en mettant l'accent sur l'indice boursier parisien qui a perdu 43% de sa valeur l'année dernière.

Soudain, je me rends compte qu'il s'agit plutôt d'une affiche politique dénonçant les excès de la finance. Je me dis que les trotskystes ont fait vite et qu'ils ont déniché un beau budget pour faire de si grandes affiches en couleur. Malheureusement, ce n'est pas le libellé NPA (l'ancienne LCR) que je découvre, mais le logo du conseil régional des Pays de Loire accompagné de ce slogan : "Nos valeurs ne sont pas cotées en bourse" !

Une telle démagogie, facile et dangereuse, me laisse depuis un peu sonné. La région de gauche joue cette fois-ci un jeu particulièrement dangereux. Je rappelle que l'une des missions de cette administration est de favoriser le développement économique régional, y compris celui du secteur financier.

Stigmatiser ce monde de la finance revient ainsi à mettre dans le même panier et à condamner une profession, qui je le rappelle, remplit des fonctions vitales dans une économie de marché. Cette campagne de publicité en se focalisant sur la seule fonction spéculatrice des banquiers ne fait que jeter de l'huile sur le feu et attirer la haine. Je rappelle qu'une banquière est déjà morte assassinée par un client mécontent, et que des centaines de banquiers se font insulter tous les jours à cause d'un tel climat.

Les auteurs de cette campagne répondraient sûrement que ce n'était pas leur intention, qu'ils n'ont fait que mettre en avant les dérives du système financier. Seulement il faut être responsable de ces actes. Est-ce à la région de dénoncer de telles dérives, d'entretenir une confusion malsaine dans son propre intérêt (mais soi-disant pour se mettre du côté des vrais gens qui, eux, partagent des valeurs humaines) ?

C'est un peu vite oublier, qu'à part à des fins populistes, on ne peut couper notre système économique en distinguant d'une part un mauvais capitaliste de requins assoiffés de profits et de l'autre un bon capitaliste d'entrepreneurs utiles à la région et sentant bon le terroir.

La bourse a comme principale fonction de mettre en contact des entreprises et des investisseurs, il n'y a aucune morale là-dedans. Le CAC 40 est un indice qui regroupe les quarante premières capitalisations boursières à Paris, c'est-à-dire à peu près les 40 premières entreprises françaises. Ainsi une collectivité locale financée par des contribuables (parfois actionnaires) contraint de verser une somme à la région par le biais de la contrainte légale, utilise cet argent pour jeter l'opprobre sur des acteurs qui contribuent au dynamisme de notre pays !

C'est le monde à l'envers ! Jacques Auxiette, le président de la région, qui n'hésite pas à signer cette campagne de publicité, agit donc en irresponsable jetant par les fenêtres de l'argent facilement obtenu par le biais de l'impôt pour financer la condamnation des banquiers et des investisseurs qui, eux, prennent des risques quotidiennement, souvent avec leur propre argent, pour faire fonctionner des entreprises et assurer le développement économique de notre pays.

Mais il est tellement plus facile de cracher sur les banquiers voyous qui détruisent nos emplois, plutôt que de faire preuve de pédagogie envers les contribuables. "Prendre les gens pour des imbéciles", voilà peut-être la valeur principale de notre conseil régional.


Concernant la stigmatisation de la finance, nous vous conseillons de lire également :

Des dividendes qui divisent, Moneyzine

vendredi 13 février 2009

Le regard du PLD 44 sur la rencontre avec Jean Arthuis à Nantes

Jeudi 5 février, quarante personnes environ ont assisté à une réunion publique à Nantes présidée par le sénateur de la Mayenne et Président de la Commission des Finances au Sénat, Jean Arthuis. Le PLD 44 était présent par l’intermédiaire de son président.

M. Arthuis a fait le déplacement pour rappeler son initiative de rassemblement des partis du Centre à partir d’une base politique ayant majoritairement appartenue à l’ancienne UDF. En Loire-Atlantique, une association « Union Centriste 44 », présidée par Jean-Yves Bocher, a été créé pour réfléchir à ce projet et à ses moyens de mise en œuvre sur le plan local.

Premièrement, suite à son intervention, nous sommes restés assez dubitatifs sur la capacité de M. Arthuis à rassembler des forces si diverses. Certes, il dispose d’un puissant réseau de militants (surtout dans l’Ouest de la France), d’élus et de sénateurs, mais il s’agit là d’une famille aujourd’hui éclatée aux sensibilités et aux intérêts assez divers.

Mais surtout, en insistant sur les seuls aspects négatifs des alliés potentiels (principalement le Modem et le Nouveau Centre), M. Arthuis n’a pas été des plus rassembleurs. En effet, il a surtout insisté sur le côté volage du Modem, prêt à toutes les alliances à droite comme à gauche pour avoir des sièges. Quant au Nouveau Centre, il n’a été présenté que comme une annexe de l’UMP, sans réel avenir. Il y a de meilleures façons de traiter ses futurs partenaires !

Deuxièmement, M. Arthuis, en tant qu’expert des questions financières, était aussi venu parler de sa vision de la crise. Si nous partageons à peu près son analyse de fond, nous restons néanmoins assez sceptique quant aux stratégies proposées pour l’avenir. Le principal point de désaccord se focalisant sur la vision protectionniste de M. Arthuis concernant les marchés, l’industrie et l’emploi. N’ayant pas ici le temps d’argumenter sur cette question, nous vous renvoyons à l’article suivant.

Pour faire court, M. Arthuis voudrait faire de l’Europe un espace protégé, car il faudrait cesser d’être naïf face aux réactions volontaristes de nos concurrents (protectionnisme déguisé, subventions, etc.). Nous soulignons juste les dérives qu’un telle position peut engendrer à l’avenir, notamment à travers la possible émergence de tensions entre blocs supranationaux, l’asservissement des pays du Sud pour qui le libre-échange constitue aujourd’hui la base du développement, et enfin le déclin progressif de notre nation et plus globalement du continent européen à travers un rétrécissement de nos marchés accentué par notre régression démographique, un recul de l’innovation, et un repli sur soi néfaste à notre développement.

En revanche, nous ne pouvons que partager la vision « anti-déficits » de M. Arthuis, qui n’a pas manqué de souligner les dangers de l’endettement français devenu maladif. Pourtant, nous pouvons aussi remarquer que M. Arthuis a une part de responsabilité dans cette situation, ne serait-ce qu’en tant qu’ancien Ministre des Finances. Il nous avoua même qu’il avait voté cette année ce budget si calamiteux !

Si une personne aux fonctions si éminentes ne semble ainsi n’avoir que peu de pouvoir quant à la mise en pratique de ses convictions profondes, cela nous semble assez décourageant pour nous, simples militants. A travers son discours, il faut donc souligner le risque d’une certaine « décrédibilisation » de la fonction politique révélée par un découplage évident de l’action et du discours.

Troisièmement, M. Arthuis a rappelé son intérêt pour la mise en place de la « TVA sociale » afin de libérer les charges pesant sur le coût du travail en France. Si nous partageons la vision d’une fiscalité écrasante pour les entreprises, elle ne saurait pour nous être remplacée par un prélèvement supplémentaire sur la consommation des ménages. Nous pensons que l’Etat doit d’abord limiter son train de vie et abandonner de nombreuses prérogatives au secteur concurrentiel. A notre avis, seule une limitation de la pesanteur étatique peut produire un budget équilibré sans alourdir un fardeau fiscal déjà compromettant pour notre pouvoir d’achat et notre compétitivité.

En conclusion, le PLD 44 reste attentif à l’initiative locale « Union Centriste » car il semble partager avec ses membres de nombreuses valeurs communes. Des coopérations étroites sont ainsi envisageables, les éventuelles divergences de vue pouvant faire l’objet de débats constructifs.

En revanche, sur le plan national, si M. Arthuis semble bien positionné pour impulser un élan créateur à ce futur nouveau parti « des Centres », sa vision dans l’ensemble assez peu libérale et son incarnation assez traditionnelle de la politique nous laissent assez réservés. Néanmoins, nous ne pourrons que forger réellement notre opinion qu’à la lumière de ses futures actions.

vendredi 23 janvier 2009

Pourquoi un mémorial à Nantes ?

Début 2010, commenceront les travaux du futur mémorial destiné à commémorer et dénoncer l'esclavage dont certains armateurs nantais ont tiré profit durant la traite négrière, principalement au XVIIIe siècle.

Jean-Marc Ayrault voulait ce mémorial. Un peu comme François Mitterrand parsemait Paris de ses grands travaux, M. Ayrault aime montrer qu'il fait "des choses" pour sa bonne ville de Nantes. Ce dernier projet n'est que la dernière étape en date d'une politique municipale socialiste basée sur les actions symboliques, médiatiques et surtout très coûteuses. Celles-ci sont d'autant plus faciles à réaliser qu'il s'agit de dépenser de l'argent public au profit de sa propre réélection.

Cette dépense est aussi d'autant plus malvenue, que la municipalité de Nantes se distingue déjà par un endettement abyssal : Nantes détenant à ce sujet le record des grandes villes de l'Ouest (2416 euros de dettes par habitant en 2007). Il est déjà tristement facile de dépenser l'argent des autres pour sa propre gloire, mais une telle pratique devient honteuse quand il s'agit d'endetter les contribuables en dépensant de l'argent public dont on ne dispose pas.

Certes, M. Ayrault profite également de ses réseaux socialistes pour glaner de l'argent à la Communauté Urbaine, au département ou à la région. Il n'en reste pas moins que cet argent reste public, que ce sont les impôts qui financent ces beaux projets politiques.

Bien sûr M. le maire-pharaon n'est pas qu'un bâtisseur, il ne s'agirait pas non plus qu'il oublie ses amis socialistes squattant la tête du réseau associatif nantais (Record de France des subventions : 491 euros par habitant en 2007). Non, M. Ayrault sait que pour rester en place, il faut nourrir un peu tous ces sympathisants, cette grande famille de gauche impossible à bâtir politiquement mais très réelle sur le terrain nantais.

Ainsi, le mémorial devrait coûter quelques 8 millions d'euros. Comment faire passer une telle dépense en temps de crise, alors que les entreprises licencient par vagues et que les salariés attendent un plan de relance local, alors que les demandes de subsides alimentaires s'accumulent en mairie de la part des associations aidant les populations les plus pauvres ?

C'est une question de principe : M. Ayrault a décidé, peu importe si ce projet se transforme en erreur politique (ce qui devrait probablement arriver au projet Estuaire également). Pour couronner le tout, la solution technique la plus chère semble avoir été retenue. Pourquoi en effet songer à économiser quelques centaines de milliers d'euros ?

Mais au-delà de ces questions budgétaires, c'est également la nature de ce projet qui est discutable. En pleine crise, alors que le moral des ménages est au plus bas, est-ce réellement une priorité de culpabiliser les Nantais sur leur passé ? L'auto-flagellation des mémoires a-t-elle un sens quand il est déjà difficile d'envisager un avenir serein ?

Non content de compromettre les générations futures avec un endettement massif, M. Ayrault leur rajoute le boulet des fautes de leurs ancêtres. Or, alors même que l'histoire est une chose essentielle, nous ne pensons pas que juger les actes du passé avec la morale du présent soit une chose particulièrement utile.

A une époque, l'esclavage était généralisé et moralement acceptable, tout comme la peine de mort, la monarchie absolue, la censure, le servage, la torture ou autres pratiques aujourd'hui condamnables. Si tous ces actes apparaissent odieux aujourd'hui, nous ne sommes pour autant pas responsable du comportement de nos ancêtres.

Ainsi, un tel mémorial, outre son coût, relève d'une logique anachronique mêlant le passé et le présent et consistant à soulager une conscience collective actuelle qui n'a rien à se reprocher. Le mémorial est donc pure volonté d'un homme politique, qui s'il était jugé d'une telle manière par les futurs contribuables nantais, donnerait sans doute son nom à un mémorial de la dette publique, voire même du clientélisme politique : pratiques qui, nous l'espérons, seront moralement condamnables dans un avenir proche.

lundi 19 janvier 2009

Compte-Rendu de la réunion du 14 janvier 2008

Le comité 44 du PLD a tenu sa réunion mensuelle le 14 janvier au café "Le Rive Droite", rue Santeuil à Nantes.

L'essentiel des discussions a porté sur les perspectives économiques assez sombres pour l'année 2009. Les solutions apportées par les différents gouvernements : surenchères de plans de relance, émission monétaire, baisse des taux d'intérêt, recours massif à l'endettement... ne semblent pas en mesure de régler le problème. Au contraire, substituer les forces économiques privées par une dépense publique de plus en plus pléthorique, nous semble porteur de désillusions certaines.

L'essentiel des dysfonctionnements qui ont amené à la situation d'aujourd'hui restent à l'oeuvre, et les réformes nécessaires (la plupart libérales) pour y remédier semblent au contraire avoir connu un point d'arrêt avec la crise, essentiellement par frilosité politique. Si la dépense publique peut sans doute faire bonne figure quelques années, la prochaine crise sera d'autant plus calamiteuse que les Etats semblent avoir tirer là leur dernière cartouche (sans doute seront-ils alors contraints de tirer alors à balle réelle...)

Ainsi, dans ce climat peu enclin à l'optimisme, nous n'avons pas voulu sombrer dans le sinistrose, et nous avons essayer au contraire de porter notre attention sur tous les aspects positifs à développer dans notre action politique (Après un Ministère de la relance économique, sans doute peut-on suggérer à Nicolas Sarkozy la création d'un Ministère de la pensée positive. Jean-Pierre Raffarin et sa "positive attitude" serait sûrement prêt à assumer la conduite d'un tel projet).

Concernant la vie politique locale, le comité 44 envisage le rapprochement avec certains membres d'Alternative Libérale Nantes afin de mettre en place une réflexion commune. Le Comité déplore en revanche, la disparition des instances locales de Liberté Chérie. Néanmoins, nous observons que, sur le plan national, cette association fait preuve d'une belle initiative avec l'opération Salaire complet qui permet de mettre fin à l'hypocrise des bulletins de salaire et de faire comprendre aux salariés combien leur coûte réellement l'Etat français.

Vincent Bénard, toujours de bonne humeur, nous a également fait part de son intervention du 13 janvier à l'Assemblée Nationale au sujet de la crise, en compagnie notamment d'Alain Madelin et d'Aurélien Véron, président du PLD. Sa prochaine intervention aura lieu dans le cadre du Cercle Frédéric Bastiat, à Bayonne, le 12 février 2009.

Participation à l'Union Centriste 44

L'ancien parti centriste UDF réfléchit aux modalités d'une refondation politique du centre.

En effet, depuis la création du Modem par François Bayrou qui a induit la dislocation de l'UDF, une grande partie des anciens de ce parti ne se reconnaissent pas dans cette nouvelle formation, et se retrouve ainsi orphelins de tout parti, tout en continuant à occuper parfois des responsabilités locales.

A l'initiative du sénateur Jean Arthuis, une réflexion est actuellement en cours pour refonder un grand pôle centriste. Celui-ci existe déjà plus ou moins de fait au Sénat, où il a fait entendre sa voix lors du vote de la réforme de l'audiovisuel public (en désaccord avec la volonté présidentielle). Des associations temporaires locales (souvent appelées Union Centriste) ont été créées dans plusieurs département pour réfléchir à la mise en oeuvre de ce pôle.

Le comité 44 du Parti Libéral Démocrate participe à cette réflexion. L'objectif est d'échanger avec les formations politiques centristes en représentant au mieux les idées libérales, et d'envisager la question d'éventuelles coopérations à l'échelle locale.

Ainsi, certains membres du comité participeront à la réunion "Union Centriste 44" du 5 février 2008 à laquelle participera Jean Arthuis.