dimanche 4 octobre 2009

Harcèlement fiscal

François Fillon nous le confirme :

"Aucun revenu du travail, du capital ou de remplacement ne doit échapper à l'impôt, ni aux contributions sociales" (Le Monde, 26/09/2009)

C'est vrai que les contributions sociales, c'est bien connu, ce n'est pas de l'impôt, ou bien ce sont des impôts plus gentils parce qu'ils sont sociaux.

Enfin, entre autres géniales décisions, les plus-values mobilières vont maintenant être taxées (excusez-moi, soumises aux contributions sociales) indépendamment d'un seuil de cession : ça servira de leçon aux petits porteurs spéculateurs (enfin une vraie mesure directement inspirée du G20 pour moraliser le monde de la finance).

De même, les plus-values immobilières ne seront plus exonérées même au-delà de 15 ans de détention. C'est vrai que déménager est avant tout un acte spéculatif plutôt qu'une simple envie ou nécessité. Ceci ne vient que compléter un dispositif cohérent comprenant les droits de mutation, la taxe foncière (+ 14 % à Nantes en 1 an, par exemple, soit quasiment du Madoff) ou encore les droits de succession : On comprend pourquoi l'État préfère une France de propriétaires.

L'idée étant de financer "le budget de la reprise" de 2010 (on ne rit pas) qui ne connaîtra plus qu'un déficit de 115 milliards d'euros...

Quand elle devient abusive, la contrainte légale que constitue l'impôt se transforme en oppression. En agissant de manière si irresponsable, l'Etat perd donc progressivement sa crédibilité et sa légitimité.

Ainsi, il est de plus en plus du devoir du citoyen de protester et de résister à ces abus anti-démocratiques aliénant la liberté individuelle de vivre correctement de ses revenus.