jeudi 10 mars 2011

Le consternant débat français sur la fiscalité

Communiqué de Laurent Revranche - Candidat du Canton St Herblain Est
 
"Le consternant débat français sur la fiscalité"

Un rapport de la cour des comptes, dirigée par le socialiste Didier Migaud, préconise  de relever les taux de TVA réduits sur les produits de première nécessité. La raison de cette surprenante recommandation ? "Le rendement fiscal de la TVA est pus élevé en Allemagne qu'en France", nous dit-on. Or, l'Allemagne a un taux réduit de 7% contre 5,5% chez nous: nos politiciens en tirent donc la conclusion qu'il faut relever les taux réduits. Facile, non ?

Didier Migaud, PS, a été nommé à la cour des comptes par Nicolas Sarkozy, UMP, signe de la collusion entre les deux partis qui ont trusté le pouvoir depuis 1981, qui sont formatés de la même façon, intellectuellement parlant: taxons d'abord, réfléchissons après. Ils oublient de préciser que si, en Allemagne, le "rendement" de la TVA est plus élevé, celui de l'impôt sur les sociétés est deux fois moindre... Pas étonnant, que, dans ces conditions, les entreprises Allemandes arrivent à mieux investir que les nôtres pour créer des emplois et exporter dans le monde entier !

Et puis la cour des comptes omet de préciser un "tout petit" détail: si les pouvoirs publics dépensaient en France aussi sagement qu'en Allemagne, rapporté à notre richesse, l'économie pour nos contribuables serait de 85 milliards d'euros. Soit, en gros, le déficit public prévu pour 2011. Mais, pour les étatistes qui nous gouvernent, pas question de se demander si le secteur public pourrait "dépenser moins et mieux pour libérer les énergies", comme le dit mon slogan de campagne. Non, "il faut relever la TVA", nous disent-ils, taxer, taxer, taxer, alors que nous sommes déjà parmi les plus pressurés d'Europe.

Quel rapport avec les élections cantonales, me direz vous ? Et bien, en Loire-Atlantique, la présidence du conseil général sortant a appliqué le même raisonnement: plutôt que de chercher à savoir si, dans son budget de plus de 1,1 milliards d'Euros, elle ne pourrait pas dénicher quelques sources d'économies, elle a choisi de matraquer un peu plus les familles et les entreprises en augmentant par deux fois la part départementale des taxes locales: 27% en 2010, et 11% à venir en 2011. Et ils osent nous dire que l'emploi et le pouvoir d'achat sont au centre de leurs préoccupations !

Je suis chef d'entreprise. La médiocrité des raisonnements économiques de ceux qui nous dirigent me choque. Je veux que cela change: si les électeurs m'apportent leur confiance, je m'engage à faire procéder à un audit sans concession de l'utilité de tous les programmes de dépenses engagés par le conseil général, dans le but de réduire les taxes locales et l'endettement. Assez de pensée unique tournée vers toujours plus d'impôts pour nourrir des gaspillages sans fin. Il faut laisser aux ménages et aux entreprises plus d'argent, tant pour le pouvoir d'achat aujourd'hui que pour notre compétitivité de demain.

1 commentaire:

  1. Il y aurait encore des tas de choses à dire. Ce matin par exemple, j'entends que les Stés du CAC 40 ont doublés leurs bénéfices pour un total de 83 milliards. Certains vont s'en réjouir et c'est normal, c'est tout de même le fleuron de notre industrie, d'autres vont s'en offusquer en pleunichant que cette richesse ne soit pas plus partagée, etc, etc - - - Mais moi je dis surtout QUEL GACHIS !!
    Sachant que toutes ces sociétés ont des filiales offshore qui leur permettent d'abaisser leur IS car le taux de l'IS en France est trop élevé, comme tout le reste.
    Imaginons si la FRANCE avait un taux raisonnable sur l'IS, on pourrait avoir le résultat inverse où comme en IRLANDE (avec 12,5 %) les recettes globales de cet impôt sont supérieures dans le PIB que celles de la France. Evidence, on n'est pas tenté de fuir devant l'impôt lorsqu'il est juste et raisonnable. (mais il faut que les dépenses le soient aussi)
    http://www.lecri.fr/2011/03/09/lunion-europeenne-%C2%AB%C2%A0ultraliberale%C2%A0%C2%BB-veut-fixer-un-impot-sur-les-societes-minimum/22497

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