jeudi 28 février 2013

Le Sénat donne un "blanc-seing aux syndicalistes casseurs


© crédit photo : DR


Le PLD condamne la scandaleuse proposition de loi d'amnistie sociale
 
Le PLD s'indigne, puisque c'est à la mode, du récent vote par le Sénat de la loi dite « d'amnistie sociale ».  Le syndicalisme est un héritage historique des libéraux. Fort de ce passé, le PLD rappelle fermement la primauté de l’état de droit, et de l’égalité de tous les citoyens devant celui-ci, sur les actions « revendicatives ». Un tel blanc-seing donné à l’extrémisme dégradera encore le dialogue social, et isolera un peu plus la France des investisseurs.

Le vote par le Sénat le 27 février de la loi d'amnistie exonérant l'ensemble des "contraventions et délits mentionnés au livre III du code pénal" (appropriations frauduleuses et atteintes aux biens d'autrui), lorsque ces méfaits sont passibles de 5 ans de prison ou moins et qu’ils ont été commis dans le cadre d'actions à caractère syndical, revendicatif ou lors de conflits du travail entre 2007 et 2013, n’est rien d’autre qu’une œuvre de saccage de l’état de droit.


Le droit français permet, fort justement, aux employés en désaccord avec leur employeur d'utiliser des moyens de revendications et de pression légaux, tant qu'ils s'exercent pacifiquement. Nous rappelons que c'est le libéral Emile Ollivier qui convainquit le fort peu libéral Napoléon III de légaliser le droit de grève en 1864, et qu'un autre libéral, Waldeck Rousseau, permit en 1884 la création de syndicats, interdits par la révolution. Mais si négocier avec fermeté est un droit, menacer la partie adverse ou ses biens doit rester sévèrement punissable.
 
Le PLD en appelle au sens de la responsabilité des députés pour qu'ils ne suivent pas leurs collègues sénateurs. Non content de rompre l'égalité des justiciables devant la loi, cette amnistie, qui en appellera d'autres, ouvrira la porte à une escalade extrémiste des militants les plus politisés, rendra encore plus difficile le dialogue social, et donnera encore une raison de plus aux investisseurs internationaux de fuir le territoire hexagonal.

La première source de progrès social est une économie florissante, laquelle ne peut s'épanouir que dans un Etat de droit où le respect des individus et de leur propriété est la règle de base de la vie commune.

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