lundi 11 février 2013

Ne faudrait-il pas casser le monopole de l'UNEDIC ?

Pourquoi ne pas faire de l'assurance chômage l'affaire de chacun ?

Prisonniers de schémas de pensée archaïques, PS et UMP persistent à se demander si les lois imposant à un chômeur d'accepter une offre d'emploi doivent être durcies ou non.
Le problème du chômage résulte surtout d'un manque d'adéquation entre les compétences existantes et les besoins des nouveaux métiers.
Nicolas Sarkozy voudrait soumettre à référendum un renforcement des contraintes légales pesant sur les chômeurs. Quelle étroitesse de vue !
Pourquoi ne pas moderniser l'assurance chômage en permettant aux salariés de choisir leur régime d'assurance, ainsi que les garanties et obligations s'y rattachant ?
Pourquoi imposer à chaque salarié de payer la même assurance coûteuse et inefficace ? Pourquoi ne pas laisser chacun choisir parmi des durées d'indemnisations variables, de 3 à 18 mois, par exemple ?
En contrepartie, la prime serait modulée en fonction des garanties souscrites, notamment en termes de formation. Voilà qui offrirait un véritable choix responsabilisant aux individus. Chacun pourrait choisir entre davantage de pouvoir d'achat tout de suite, ou plus de sécurité du revenu en cas de coup dur.
Naturellement, une telle réforme exigerait que le salarié puisse attribuer l'intégralité des cotisations sociales "chômage" qui sont versées en son nom pour son travail, charges non seulement salariales mais aussi patronales, à l'organisme agréé de son choix.
En mettant fin au monopole de l'UNEDIC, la mise en compétition des assureurs permettrait aux syndicats de négocier pour leurs adhérents des contrats avec des partenaires performants pour retrouver un emploi.
Enfin, certaines entreprises pourraient choisir de prendre en charge l'assurance chômage de leurs salariés. Les entreprises les moins enclines à licencier pendant les périodes difficiles pourraient alors négocier des primes plus basses que les autres. Plutôt que de vouloir faire marcher les chômeurs à la baguette, pourquoi ne pas changer de paradigme et jouer la carte de la responsabilité ?

 Source : //www.partiliberaldemocrate.fr/communiques/

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