jeudi 4 avril 2013

Cumul des mandats : Encore une promesse au fond du tiroir Présidentiel ?

03/04/2013 : Communiqué de presse du Parti Libéral Démocrate 


(WOSTOK PRESS/MAXPPP

Hollande mollit sur le cumul des mandats
 
François Hollande avait promis la fin du cumul des mandats, Jean-Marc Ayrault en avait fait une priorité lors de son discours de politique générale en juillet 2012. A quelques mois des élections de mi-mandat de 2014, cet engagement plébiscité par 3 Français sur 4 est reporté à 2017 dans une indifférence absolue. Le PLD juge essentiel de mettre fin dès à présent au cumul des mandats pour oxygéner la vie publique et couper le lien clientéliste entre élus de terrain et parlementaires.

Le gouvernement cède à la pression des barons socialistes, qui craignent à juste titre de ne pas être réélus,alors que la classe politique est en proie à un profond bouleversement. Lier les préoccupations prioritairement locales des élus locaux et les considérations de politique générale des parlementaires, c’est l’assurance d’un clientélisme qui affaiblit notre démocratie parlementaire. Plus de 8 parlementaires sur 10 cumulent en France, contre 1 sur 5 en Europe. Ce cumul entretient le clientélisme, la faiblesse des parlementaires devant l’exécutif et leur absence de courage dans les réformes.

Il est urgent d’oxygéner la vie publique, de couper le lien clientéliste entre élus de terrain et parlementaires et de consolider la confiance fragile entre les citoyens et leurs élus. C'est pourquoi le PLD appelle à la mobilisation de tous les responsables politiques pour solliciter l’introduction d’une forte dose de proportionnelle, la limitation à un renouvellement unique des mandats nationaux, l’arrêt du financement public des partis et la réduction à 300 du nombre de parlementaires en vue de renforcer les pouvoirs de l’Assemblée nationale. L’absentéisme des parlementaires doit être également fermement combattu. Le PLD propose que les votes de l’Assemblée nationale et du Sénat se fassent au scrutin public, à l’exception de ceux portant sur une personne. Le droit de vote des députés et sénateurs ne doit pouvoir donner lieu à aucune délégation. Ces conditions sont indispensables pour assainir la vie politique et renouer avec une société de confiance.

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