mardi 30 avril 2013

La gauche de l'inaction donne des leçons
à l'Allemagne des réformes
                                 

« L’intransigeance égoïste de la chancelière Merkel » dénoncée par le Parti Socialiste et le souhait d’une « confrontation » avec l’Allemagne émis par le président de l’Assemblée Nationale, Claude Bartolone, mettent en péril le couple franco-allemand. La mollesse de la réaction de François Hollande aux incartades de la branche anticapitaliste et protectionniste de sa majorité menace la cohésion européenne à un moment important. Nous rappelons que le seul pays européen à ne pas s’être réformé jusqu’ici, c’est la France. Nos gouvernements successifs devraient y penser avant de donner des leçons à leurs voisins, surtout quand ceux-ci ont une économie en bien meilleure santé.


François Hollande n’est sans doute pas étranger au ton employé par la majorité socialiste à l’égard d’Angela Merkel. A quelques mois des élections législatives en Allemagne, son choix de rendre visite au SPD, parti d’opposition à la chancelière allemande, n’est pas innocent. Le PLD ne peut que lui recommander de s’inspirer de la gauche allemande, bien plus libérale que la droite française elle-même.
 
La gauche de la gauche appelle à rompre avec l’austérité. Mais de quelle austérité parle-t-elle ? Les seuls à la subir sont les citoyens qui voient leur pouvoir d’achat maigrir pour financer un Etat dispendieux. Les dépenses publiques ne se réduisent pas, le déficit public pour 2012 a fini à 4,8% du PIB, et celui prévu pour 2013 a déjà été remonté à 3,7%. Loin des engagements du gouvernement à réduire la dette, celle-ci devrait passer au-dessus du seuil alarmant de 94% l’année prochaine. La course à la surenchère fiscale ne peut qu’amplifier les dérapages de nos comptes publics en affaiblissant investisseurs et entrepreneurs, piliers de la croissance.
 
A force de tergiverser devant les réformes structurelles et d’exiger que l’Allemagne finance notre incurie, le gouvernement menace l’Europe d’une crise non seulement économique mais surtout politique. Le PLD appelle le Gouvernement et la majorité à tenir un discours décent sur la situation actuelle, et à mettre en œuvre une véritable stratégie pour la croissance et l’emploi.

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