vendredi 29 novembre 2013

REFUSONS UNE NSA FRANÇAISE

27/11/2013 : Communiqué de presse du Parti Libéral Démocrate

                      

REFUSONS UNE NSA FRANÇAISE

Le PLD s’inquiète de la capacité de moins en moins limitée d’intrusion de l’Etat dans notre vie privée. Nous comprenons la nécessité de la loi anti-terroriste qui, depuis 1991, permet aux services de renseignement de collecter l’historique de connexions de suspects, le contenu de leurs emails et la géolocalisation de leurs appareils de communication. Mais la loi de programmation militaire prévoit d’étendre ce régime d’exception aux ministères de la Défense, de l’Intérieur… et de l’Economie et des Finances. Le gouvernement pourra dorénavant suivre en toute légalité et archiver nos échanges privés, nos usages sur la toile, nos déplacements.
 
La mesure sort ces pratiques du contexte judiciaire pour en faire une arme potentiellement politique. L’autorisation ne sera pas accordée par un magistrat mais par le Premier ministre dont la neutralité est plus que contestable. D’autant que les autorités pourront installer des dispositifs d'interception directement sur les équipements des entreprises du Net comme les fournisseurs d'accès, les opérateurs de téléphonie ou les sites Web. Aucune limite n’est fixée à l’arbitraire des dirigeants de l’Etat sur les citoyens démunis. Nous ne pouvons l’accepter au moment où les populismes se font menaçants dans un environnement national délétère.
 
L’accès aux échanges personnels et à nos connexions doit rester l’exception, certainement pas devenir la règle. Nous demandons que ce type d’intrusion reste sous l’autorité judiciaire et non pas politique, afin qu’un tel accès à nos vies privées soit motivé et légitime. Nous demandons qu’il ne concerne qu’une liste très étroite de suspects : terrorisme et grand banditisme. Ces garanties sont indispensables si nous voulons qu’Internet ne devienne pas un espace surveillé par les miradors d’Etats arbitraires.

vendredi 15 novembre 2013

LA COMMISSION EUROPÉENNE NIVELLE VERS LE BA

15/11/2013 : Communiqué de presse du Parti Libéral Démocrate

LA COMMISSION EUROPÉENNE NIVELLE VERS LE BAS


                                 
Le président de la Commission européenne, José-Manuel Barroso, a attaqué avant-hier l'Allemagne sur son excédent courant supérieur à 6%. Comme ses nouvelles attributions le lui permettent, il a indiqué lancer une procédure pouvant amener une sanction pécuniaire de 0,1% du PIB.
 
L'Allemagne enregistre de bons résultats économiques. Son taux de chômage, même s'il est meilleur que le nôtre, n'est pas exceptionnellement bas, à 5,2 %. Pourquoi s'en prendre à ceux qui gèrent sainement leur économie ? Ceci étonne d'autant plus que M. Barroso trouve le projet de budget présenté par la France "globalement satisfaisant" : progression des dépenses publiques de 20 milliards d'euros (1199 Md€ de dépenses prévues pour 2014 contre 1180 Md€ en 2013) et hausse des prélèvements obligatoires de 25 Md€ (976 contre 951 Md€). Malgré ces chiffres accablants, aucune réforme d'envergure n'a lieu. La Commission européenne voit le monde à l'envers.
 
Les perspectives démographiques allemandes (taux de natalité de 1,3 enfant par femme, contre 1,9 en France) justifient largement un excédent courant, d'autant qu'il repose pour trois quarts sur des exportations hors de l'Union européenne. Pour se préparer au coût massif à venir d'une société de retraités (pension et assurance maladie), il est normal que l'Allemagne joue les fourmis sur la période 1990-2020. "L'hiver sera rude". D'ailleurs, si l'épargne et l'investissement productif n'étaient pas aussi réprimés en France, un excédent courant y serait également constaté, comme dans le reste de l'Europe, pour parer au déclin démographique comparé à l'Amérique du Nord et aux pays émergents.
 
La Commission se trompe de cible en décourageant une gestion saine du présent, d'autant que les Etats n'ont qu'un faible contrôle à court terme de leur balance commerciale. Elle devrait plutôt tourner ses yeux vers les pays qui laissent filer l'endettement à un niveau tel qu'aucune reprise économique réaliste ne permettra de le résorber. A rebours de cette tendance, le PLD exige pour notre pays un retour accéléré à l'orthodoxie budgétaire par un recentrage de l'Etat sur ses missions régaliennes. Nous appelons notamment à une baisse considérable de la fiscalité sur l'entreprise et le succès, et une baisse encore plus importante des dépenses publiques à raison d'un euro de baisse de la fiscalité pour deux euros de baisse des dépenses.

mercredi 6 novembre 2013

Sur le rapprochement UDI-Modem

Aurélien Véron, président du PLD

Rapprochement UDI-Modem : 
Un appel au respect de la démocratie interne
 
L’UDI voulait reconstituer l’UDF en regroupant chrétiens-démocrates, radicaux, indépendants et libéraux. Après un an de confusion organisationnelle et idéologique, l’UDI peine à s’imposer sur l’échiquier politique. 
Affaiblie par ses rivalités de personnes, l’absence de démocratie interne et des sondages en berne, l’UDI revient donc aujourd’hui vers le Modem de François Bayrou comme nous l’avons appris dans la presse et, plus récemment, sur Twitter.
 
Pour le PLD, le rapprochement avec les socialistes et leurs alliés communistes est une ligne rouge à ne pas franchir. Or, François Bayrou a contribué à placer François Hollande au pouvoir le 6 mai 2012. Il a fait ce choix seul, sans solliciter ses membres, pas plus que ses cadres dont bon nombre ont vécu ce choix comme une trahison. 
Nous nous réjouissons du retour au centre droit de François Bayrou, mais attendons un éclaircissement de la ligne du Modem. Encore aujourd’hui, des candidats du Modem font campagne aux côtés de la gauche.
Pour une UDI qui affiche son respect de la démocratie et qui revendique une nouvelle pratique de la politique, un tel virage stratégique aurait dû se préparer dans la clarté, avec l’accord de toutes les composantes. 
Nous espérons que Jean-Louis Borloo ne mettra pas les militants qui se battent au quotidien sur le terrain devant le fait des princes. 
Le PLD appelle à un débat transparent sanctionné par un vote des membres de l’UDI.

vendredi 1 novembre 2013

REDRESSONS NOTRE ASSURANCE MALADIE 

PAR LE LIBRE CHOIX DE L'ASSURANCE SANTE

31/10/2013 : Communiqué de presse du Parti Libéral Démocrate


                                 
 
Des milliers de frontaliers travaillant en Suisse et résidant en France ont manifesté à Pontarlier pour pouvoir continuer à s’assurer intégralement auprès d’une assurance santé privée, moins coûteuse et protégeant mieux que la sécurité sociale française. 
Ils sont 160.000 (sur 169.000 au total) à voir leur choix remis en cause par la Sécu qui souhaite les forcer à revenir vers elle. Pourtant, la remise en cause du monopole de l’assurance maladie a été décidée par les instances européennes.  
Le PLD appelle donc au remplacement du monopole actuel de la sécu par un cadre ouvrant à tous les Français le libre choix de leur assureur.
L’inquiétude croissante des Français concernant leur système de santé est légitime. 
L’augmentation régulières des cotisations sociales n’a cessé de dégrader leur pouvoir d’achat et de peser sur l’emploi en augmentant le coût du travail.  Les remboursements se sont dégradés, ce qui n’a pas freiné l’explosion des déficits. 
Enfin, la bureaucratisation du monopole de la sécu a entrainé une nette dégradation de notre système de santé, notamment à cause de l’arbitraire des conventions tarifaires et de l’absence de stratégie du secteur de la santé. 
La Sécu n’hésite d’ailleurs plus à se décharger (sans contrepartie) de ses obligations sur les mutuelles sans leur laisser jouer le rôle d’une assurance pleine et entière.
Le PLD défend la restructuration de notre système de santé par les organismes qui le financent. C’est pourquoi nous prônons l’ouverture de l’assurance maladie à la concurrence des mutuelles et des assurances dans un cadre assurant l’universalité de la couverture des soins essentiels. 
Nous proposons que chaque assuré puisse s’adresser à l’assurance de son choix pour bénéficier d’une couverture santé de base et plus seulement complémentaire.  Cette réforme a été mise en œuvre avec succès dans d’autres pays européens comme les Pays-Bas et la Suisse. 
Cette ouverture est la clef de toutes les autres améliorations du secteur de la santé : prévention active, articulation des grands acteurs de la santé, encadrement des protocoles de soin et suivi des médecins, conventions, maillage du territoire…