mercredi 30 avril 2014

HALTE A LA PRISE D'OTAGE D'ALSTOM

Le 29/04/2014 : COMMUNIQUÉ DU PLD


HALTE A LA PRISE D'OTAGE D'ALSTOM

Arnaud Montebourg se dresse une fois de plus contre des opérations entre groupes industriels privés dans lesquels l'Etat n'a aucune participation.
Le PLD dénonce ce nouvel empiètement sur le principe de propriété privée. Cette nouvelle intrusion politique promet d'avoir des conséquences néfastes sur notre économie et sur nos emplois.
L'impuissance d'Arnaud Montebourg, si elle se confirmait, endommagerait la crédibilité du gouvernement au moment où celui-ci en a le plus besoin pour engager ses réformes.
Dans l'hypothèse d'un blocage réel, le ministre de l'Economie mettrait en danger l'avenir d'une entreprise française fragilisée, et augmenterait la défiance des investisseurs à l'égard de nos entreprises et de notre territoire alors que les investissements directs étrangers ont déjà fondu de 77% en 2013.

Le gouvernement se trompe de combat en ne prenant pas conscience de deux choses. D'une part, Alstom est initialement né comme plusieurs grand groupes français en bénéficiant d'un environnement économique protégé et de la bienveillance de l’État.
L'environnement économique a évolué et la France est devenue trop petite pour offrir le marché intérieur nécessaire pour atteindre la taille critique et avoir la puissance financière pour réaliser les investissements permettant la survie des groupes. D'autre part, les consolidations récentes des groupes français avec des groupes étrangers s'accompagnent de la délocalisation des sièges sociaux à l'étranger.

Ceci n'est qu'une illustration supplémentaire de la non attractivité économique du pays dont la fiscalité et la réglementation trop lourdes et trop changeantes étouffent la croissance des entreprises.

Dans le contexte actuel, seuls les grands groupes internationalisés et leurs satellites arrivent à survivre et se développer. La grande majorité des autres entreprises sont sous perfusion publique avec une dépendance de plus en plus grande aux subventions, aux avances remboursables et autres prêts à taux zéro fournis par la BPI et les autres agences publiques.

C'est exactement la même politique que ce qui a été fait pour l'agriculture avec la PAC et cela finira par réduire à néant la compétitivité des entreprises.

Le gouvernement doit se focaliser sur trois objectifs pour créer un environnement économique favorable aux entreprises et aux français : réduire les réglementations, réduire la dépense publique, réformer le modèle social.

1 commentaire:

  1. "Dans cette affaire Alstom, le gouvernement aura touché le comble de l’incompétence et du ridicule. Non seulement le ministre de l’Économie a encore une fois trop parlé. Il a même pour justifier sa méconnaissance du dossier reproché à Patrick Kron le PDG d’Alstom, de ne pas l’avoir informé… Pire, il l’a accusé de lui avoir dissimulé l’information. On rêve, ou on est au cirque. Mais ce n’était pas son job que de le faire." A lire en détail sur http://www.atlantico.fr/decryptage/alstom-que-gouvernement-aurait-pu-faire-pour-eviter-ridicule-jean-marc-sylvestre-1058285.html

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