jeudi 24 juillet 2014

LOI CAZENEUVE :
TOUS PRESUMES TERRORISTES ?

22/07/2014 : Communiqué du PLD




Les parlementaires sont en train de voter à la quasi-unanimité le projet de loi de prétendue « lutte contre le terrorisme ».

Ce texte fait reculer comme jamais nos libertés, en particulier la liberté d’expression et la protection des sources de la presse. Une fois de plus, les élus révèlent leur méconnaissance des nouvelles technologies et piétinent nos libertés sans scrupule.

Le député des Vosges François Vannson ne craint pas le ridicule et ose même proposer l’interdiction des pseudonymes sur Internet.

Le projet transforme les intermédiaires privés, en particulier les fournisseurs d’accès à Internet, en délateurs, policiers et magistrats. Ils devront bloquer d’eux-mêmes ou sur requête d’une autorité administrative dépendant du pouvoir exécutif l’accès des sites jugés (sans procès) coupables de provocation au terrorisme et d’apologie du terrorisme.

Ils n’en ont ni la compétence, ni la légitimité. Le PLD estime que cette mission relève exclusivement du pouvoir judiciaire, dont nous condamnons la restriction des prérogatives.

Elle ne peut s'opérer que dans le cadre de procédures respectueuses des droits de la défense.

Ces mesures ne seront d'aucune efficacité pour lutter contre des réseaux structurés au fait des dernières innovations technologiques capables de contourner les blocages de toutes natures.

Elles dépouilleront en revanche les citoyens de protections légitimes contre l’arbitraire du pouvoir. Elles affaibliront aussi un peu plus la capacité de la presse à être un contre-pouvoir aux excès de l'Etat.

Si ces intrusions se font aujourd’hui sous couvert de lutte contre le terrorisme, nous devinons qu’elles seront vite employées à d'autres fins, par exemple fiscales ou politiques.

Nous soutenons l’opposition solide et argumentée de la députée Laure de la Raudière contre ce texte inique et incapable de limiter les menaces terroristes.

jeudi 17 juillet 2014

LAISSONS PARLER LES IMBECILES !

17/07/2014 : Communiqué du PLD
LAISSONS PARLER LES IMBECILES !
Le PLD déclare son indignation devant la photo à caractère raciste postée sur les réseaux sociaux par Anne-Sophie Leclère, ex-tête de liste FN aux municipales. Mais nous dénonçons sa condamnation à une lourde amende et à de la prison ferme. 
Qui peut croire que la prison éradiquera la bêtise ? 
Nous ne pouvons accepter cette nouvelle offensive contre la liberté d’expression, ni la banalisation rampante de la censure à l’encontre des propos choquants ou blessants pour telle ou telle communauté.  
L’opaque constellation de lois liberticides opère une grave dérive du droit. Les nouvelles limites imposées à la liberté d’expression pourraient se retourner contre un grand nombre de propos si elles étaient appliquées à la lettre. La loi ne doit pas discriminer entre les idées acceptables et celles qui ne le sont pas. Elle ne doit sanctionner que les cas explicites de diffamation ou d'appel explicite à la violence contre autrui.
Quand bien même les propos de madame Leclère sont évidemment moralement condamnables, ils ne doivent pas l'être pénalement. Ces insultes ne sont pas assimilables à une agression physique. 
Qu’elles soient stupides, méchantes, haineuses ou vulgaires, les idées ne tuent pas. Dans l’arène politique, la violence du discours est au service de la démarche électoraliste et participe depuis longtemps à la vivacité des débats politiques. 
A-t-on condamné le député communiste Jean-Jacques Candelier qui estimait, le 25 juin 2014, au sein même de l’assemblée, que « cette purge ultra-libérale ne se fait  qu’au bénéfice du grand capital apatride », expression traditionnellement utilisée pour faire des sous-entendus antisémites ? Non !
La condamnation de Mme Leclère n’apparaît pas proportionnée et est probablement contraire à la jurisprudence européenne pour qui le contenu de l’opinion exprimée importe peu. Aux termes de l’arrêt Handyside de 1976, l’expression protégée ne vise pas seulement « les informations ou idées accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi (…) celles qui heurtent, choquent ou inquiètent l’État ou une fraction quelconque de la population. Ainsi le veulent le pluralisme, la tolérance et l’esprit d’ouverture sans lesquels il n’est pas de société démocratique ».  
En soi, aucune opinion n’est illicite, fut-elle extrémiste ou provocatrice, et son auteur bénéficie de la garantie de l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Il n’y avait probablement pas de « besoin social impérieux » à condamner Mme Leclère, sauf à vouloir faire les membres du FN des victimes de l’appareil étatique. 
La liberté d'expression ne doit pas être sacrifiée sur l'autel des petits jeux politiciens.

mardi 8 juillet 2014

En priorité, les syndicats devraient réinventer et de se rendre utiles ----

VITE, UNE REFONDATION SYNDICALE !
Communiqué du 07/07/2014
Le Parti Libéral Démocrate juge inutile la conférence sociale. Sa conclusion est déjà écrite, ses acteurs jouent chacun leur rôle habituel. 
Le gouvernement n'a aucun besoin de s'abriter derrière le jeu usuel des confédérations syndicales pour assumer des réformes vitales pour le pays comme la suspension de seuils de représentation syndicale dans les PME.
Nous appelons à une refondation du syndicalisme, actuellement moribond avec un taux de syndicalisation de 5% dans les entreprises et des niveaux d'abstention proches de 60% aux élections professionnelles. 
Les confédérations doivent cesser de faire de la politique à la place des élus, et s'intéresser aux salariés dont ils sont censés représenter les intérêts. 
Ils doivent abandonner leur culture de la confrontation, idéologique et destructrice, et devenir des forces de négociation et de proposition.
Nous proposons d'assainir leurs financements afin qu'ils ne dépendent plus exclusivement que de leurs membres, seule façon de les inciter à s'intéresser à eux et à défendre leurs intérêts réels. 
Nous demandons notamment de mettre fin à leurs financements occultes via des officines de formation aux prestations fictives, des nombreuses subventions cachées comme l'emploi par les administrations de "permanents syndicaux" ou l'octroi sans discernement de nombreuses "décharges syndicales", dont le rapport Perruchot a montré qu'elles transformaient de fait des milliers de postes de fonctionnaires en emplois fictifs syndicaux.
Aux syndicats de se réinventer et de se rendre utiles, en particulier au travers des services proposés à leurs adhérents. À eux de justifier leur existence auprès des salariés.