samedi 27 février 2016

Le débat entre le modernisme et l'arrière gauche arc-boutée sur ses idéologies dépassées par les réalités du présent


Sud Radio
Débat entre
Aurélien Véron et François Kalfon
autour de la Loi El Khomry

 
A l'antenne de Sud Radio, un débat musclé a opposé deux visions du marché du travail, l'un souple et fluide, l'autre surprotégé et rigide.
 Aurélien Véron défend les timides avancées de la loi El Khomry tandis que François Kalfon, conseiller régional et secrétaire national au PS, s'oppose violemment à ce texte :

lundi 22 février 2016

Où va t-on ? La loi Renseignement a "bon dos" ---

Recours contre la Loi Renseignement attentatoire à nos Droits


Le Parti Libéral démocrate a déposé fin janvier un recours contre la loi renseignement auprès de la Cour européenne des Droits de l’Homme (CEDH) dont cette dernière vient d’accuser réception.

Nous demandons à la Cour européenne de déclarer la loi renseignement du 24 juillet dernier gravement attentatoire au respect de la vie privée et des correspondances et, par conséquent, en contradiction avec l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’Homme dont la France est signataire. Celle-ci n’autorise des dérogations à ce droit fondamental que lorsqu'elles sont absolument nécessaires à la défense d’intérêts nationaux, ce qui n’est absolument pas le cas en l’occurrence pour la bonne raison qu’aucun autre pays européen confronté au terrorisme n’a adopté de mécanisme similaire.

Nous démontrons au contraire que la loi renseignement est nuisible à la lutte contre le terrorisme car elle va générer un nombre énorme de « faux positifs », de suspects en fait innocents, sur la foi de l’interception massive des communications électroniques par un algorithme.  Outre que cela saturera inévitablement les capacités d’analyse et de surveillance de nos services de sécurité, déjà débordés, un tel risque de création massive de situations attentatoires aux droits de citoyens n'ayant rien à se reprocher est inacceptable dans un état de droit. 

Le Parti Libéral Démocrate sera toujours à la pointe du combat pour les libertés et la défense réelle de notre sécurité, au lieu des opérations d’enfumage du pouvoir visant à cacher ses échecs en la matière.

mardi 16 février 2016

Un Etat défaillant qui fragilise nos libertés

Par Aurelien Véron, président du Parti Libéral Démocrate

Etat d'urgence, loi renseignement, déchéance de la nationalité,
le gouvernement non seulement fait preuve d'inefficacité

mais surtout affaiblit la garantie de nos libertés.

Le pouvoir sabote peu à peu l'Etat de droit garant de nos libertés et de notre sécurité juridique et physique. Il profite de la passivité, voire de la complicité de l'opposition. Je ne peux me résigner à cette dérive sécuritaire.
Le devoir moral de tout défenseur de l'Etat de droit exige de s'opposer aux amendements constitutionnels votés par le Parlement ces jours-ci et à la prolongation indéfinie de l'état d'urgence. Tout comme s'opposer à la loi renseignement dont vient d'être publié le dernier décret d'application permettant désormais à l'Etat d'espionner nos connexions internet et téléphoniques. De quoi fracasser nos vies privées tout en saturant les services de renseignement de fausses alertes. Il est vital de lutter contre les mesures sécuritaires dont l'aspect spectaculaire vise à cacher l'inefficacité et le caractère néfaste pour notre sécurité. C'est pourquoi j'ai déposé mi-janvier, au nom du Parti Libéral Démocrate (PLD) que je préside, un recours auprès de la Cour européenne des Droits de l'Homme contre ce croisement entre Big Brother et la Ligne Maginot, monstruosité sans équivalent dans une démocratie digne de ce nom.
Les parlementaires devraient discuter en ce moment des moyens humains et financiers de la justice (au budget inférieur à celui de la culture !), des forces de renseignement et de sécurité, et non de la déchéance de nationalité. Qui peut croire que cette mesure dissuadera des djihadistes aspirant au martyr, ou qu'elle sera considérée comme une sanction par des gens qui abhorrent leur pays ?
Et si un terroriste n'est pas digne d'être français, un tueur de droit commun le serait-il davantage ? J'entends déjà des élus proposer d'étendre cette notion nauséabonde « d'anti-France » à d'autres crimes ou délits. Cette banalisation rampante du rejet (vers quelle destination ?) ne traite pas les causes du fléau.
Comme l'a bien résumé le ministre Emmanuel Macron, « on ne traite pas le mal en l'expulsant de la communauté nationale ».

 

mercredi 10 février 2016

La démocratie ? --- Où va la démocratie en France ? ---

Voter sur notre Constitution ?
Désolé, j'ai piscine


 


Le Parti Libéral démocrate dénonce l'insertion de l'état d'urgence dans la Constitution. D'une part, la loi de 1955 permet déjà, nous l'avons vu après les émeutes de 2005. D'autre part, parce qu'inscrire dans la Constitution une procédure permettant à l'exécutif de violer le principe constitutionnel de séparation des pouvoirs en dit long sur la valeur que le législateur donne à cette même Constitution.  
Lors du vote, les éléments de langage du gouvernement ne se sont pas heurtés à des arguments juridiques ou politiques dignes de ce nom dans une Assemblée Nationale inconsistante.
Inconsistante, et pour cause ! 

Comment ne pas s'indigner de l'absence de 441 députés dans l'hémicycle au moment du vote d'un texte modifiant notre loi fondamentale ? Avec une désinvolture effarante, ces députés qui exigent des policiers et soldats qu'ils soient vigilants 24 heures sur 24 n'ont pas daigné participer aux débats sur la révision du texte socle de nos droits et libertés. La défense des libertés individuelles, dont certains se sont pourtant faits les champions dans les médias, ne les a plus mobilisés au moment où c'était le plus important. Ils étaient sans doute accaparés par les autres mandats qu'ils cumulent ou pour « labourer » leur circonscription afin de cultiver leurs chances de réélection, sujet qui semble leur importer bien davantage qu'un débat concernant les libertés et la sécurité des Français après les attentats du 13 novembre.
 
Les 103 députés présents ont malgré tout trouvé le temps de voter, au passage, un amendement interdisant toute dissolution de l'Assemblée durant l'état d'urgence, alors que c'est parfois la dissolution de l'Assemblée qui peut débloquer des situations politiquement inextricables, comme en 1968. 

Ce vote montre clairement où sont les priorités de ceux qui siègent en notre nom : sécuriser leur place, plutôt que nos libertés.

 

vendredi 5 février 2016

Entretien avec Franck Abed

Entretien d'Aurélien Véron
avec Franck Abed

 
Le libéralisme, les libéraux et l'action politique, l'Euro, la Banque Centrale Européenne... voici quelques sujets abordés lors de cette interview.

Extrait : 
 
.... "Les libéraux doivent se servir des leviers des élections pour faire connaître leurs thèses, car il est important d'occuper le terrains politique. En tant que libéral Aurélien Véron défend l'idée d'un Etat minimal débarrassé de l'idéologie dirigiste"...
 
..."Les libéraux doivent être présents sur l'échiquier politique. C'est là que se décident les pouvoirs de l'Etat et que se jouent nos libertés. Il est indispensable d'occuper ce terrain pour ne pas subir l'action des autres partis unanimement étatistes et dirigistes. Et pour libérer les Français de leurs carcans fiscaux et réglementaires infernaux"...
 
..."Un livre vise quelques milliers de lecteurs, voire quelques dizaines de milliers. Une élection touche 65 millions de Français"...
 
..."L'homme politique carriériste restera naturellement clientéliste et dirigiste si personne ne vient menacer et occuper son terrain, celui du pouvoir"...
 
..."Nous défendrons un candidat à la présidentielle pour accroître notre notoriété, faire avancer notre vision et nos idées"...
 
..."Le Parti Libérale Démocrate est isolé dans le camp prônant l'Etat minimal face à celui du tout'Etat.... Notre position marginale, bien qu'elle réponde à une attente porpulaire de plus en plus forte, explique notre absence des grands médias dans l'univers de connivence politico-médiatique que nous subissons"....
 
Pour découvrir l'intégralité de l'interview ici