vendredi 25 mars 2016

Nous ne cèderons pas ! ---


 

Attentats de Bruxelles : nous ne céderons pas

 
Face à la menace djihadiste, les États devraient s’attaquer franchement au terrorisme islamiste et non à leurs citoyens.

Un Mardi noir baigné dans le sang et les larmes des victimes des attentats à Bruxelles et de leurs proches, une fois de plus, l’Europe est sous le choc. Ces crimes s’inscrivent dans la stratégie de la terreur généralisée menée par Daesh. « L’appel à la résistance islamique mondiale » annonçait la couleur dès 2005. Son auteur Abou Moussab Al-Souri y racontait comment il souhaitait déclencher une guerre civile et disloquer l’Europe, ventre mou de l’Occident, dans la guerre civile.
Ses alliés naturels ? Les immigrés musulmans de banlieues abandonnées, essentiellement issus du Maghreb, souvent déracinés et frappés de plein fouet par l’échec des systèmes scolaires et le chômage de masse. Des délinquants radicaux ont été islamisés en prison ou sur le net pour former des commandos de la mort.

Nous savons depuis quelques années que ces fantassins illuminés sont prêts aux pires folies meurtrières dans une démarche tragique de rédemption et de quête d’un idéal sanglant, mais nous nous trompons de réponse.

Nous avons besoin de dirigeants d’une autre trempe, aptes à ne céder en rien sur nos valeurs fondamentales pour montrer aux barbares d’ISIS que nous sommes plus forts que leurs kamikazes. Nous attendons d’un pouvoir digne de notre respect une vraie stratégie de lutte contre ce terrorisme décentralisé dont de nombreux éléments ont été identifiés par le passé mais non suivis jusqu’ici. Plus que jamais les peuples européens doivent rester soudés face à cette menace totalitaire nouvelle. L’heure n’est pas aux atermoiements ou aux postures, mais bien à une action déterminée pour neutraliser ces réseaux et décrédibiliser l’idéologie islamiste, dans le respect de l’état de droit qui constitue le socle et la force des sociétés occidentales.
Par Aurélien Véron, Président du PLD, article paru dans Contrepoints le 23 mars 2016

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lundi 21 mars 2016

La loi travail ne servira à rien ---

Le gouvernement abdique sur la loi Travail
et persiste avec le prélèvement à la source


Chers amis,

Cette semaine, débats animés sur les manifestations étudiantes orchestrées par la gauche de la gauche, pilotées par le président de l'UNEF, William Martinet, âgé de 27 ans et toujours en licence. Non seulement le gouvernement recule au soir de la première petite manifestation sans dynamique de lycéens instrumentalisés et d'étudiants d'extrême gauche, mais il poursuit sur la voie du prélèvement à la source. Intéressant sur le papier, l'impôt sur le revenu français ne s'y prête pas compte tenu de sa complexité. Il nous faudrait une flat tax préalable pour envisager pareille révolution.

Pour saisir les enjeux de ces débats d'actualité, je vous invite à écouter les podcasts de mes débats sur Sud Radio et Europe 1 cette semaine :

 

samedi 19 mars 2016

Achat de voix, clientèlisme, électoralisme, la France avance ----

Augmenter le point d'indice de la fonction publique : Un coûteux achat de voix
pour ne rien changer

 
La hausse de 1,2% de la valeur du point d'indice est un mauvais signal pour le pays. Cet achat de votes des 5,4 millions de fonctionnaires concernés, à un an de la présidentielle, sera financé par des contribuables et des PME exsangues, affaiblissant les chances de reprise de l’activité. 
Ce « coup de pouce » clientéliste achève les derniers espoirs de retour du déficit public sous les 3% du PIB, tout en n'empêchant pas le dépeçage en règle de la loi Travail. La majorité ne retiendra finalement que cette dépense publique non financée supplémentaire et, peut-être, une nouvelle taxe sur les CDD.
Les salaires des agents de l’Etat progressent en moyenne plus vite que l’inflation, à valeur du point d'indice figée, par les mécanismes d’ancienneté automatique et les mesures catégorielles ponctuelles. Il ne s’agit donc pas de compenser une prétendue absence de progression des salaires, mais d’offrir un véritable bonus sans contrepartie de performance aux bénéficiaires du statut de la fonction publique. La réforme des primes des fonctionnaires (passage au RIFSEEP) a en outre acté l'année dernière la quasi-suppression de la rémunération à la performance.
Nous sommes l’un des derniers pays à offrir un tel statut aux agents de l'Etat, indépendamment des métiers pratiqués. Un enseignant n’est pas un juge, un policier n’est pas un bureaucrate culturel. Nombre d'entre eux méritent des rémunérations bien plus élevées que leur niveau actuel, c'est vrai. Mais à condition de limiter le poids de leur bureaucratie environnante et d’abroger leur statut sclérosant.
La vraie réforme proposée par le PLD consisterait à aligner le statut de la fonction publique et toute l’organisation planiste qui en découle, sur celui du droit commun permettant l’individualisation des embauches, des évaluations, des rémunérations et des carrières. 
Des agents moins nombreux, plus autonomes, plus efficaces, mieux rémunérés.
Notre communiqué

jeudi 17 mars 2016

Bulle immobilière: que répondre aux détracteurs d’une libéralisation foncière ?

 
Il y a un an, je publiais une tribune dans “le monde” intitulée “Libérons le foncier”. Le format demandé par le quotidien supposant compacité et brièveté, j’ai évidemment dû aller à l’essentiel. Aussi un lecteur, heurté par ce discours qui va totalement à l’encontre de la doxa officielle sur l’aménagement, l’urbanisme et le logement, a demandé des précisions et a manifesté un certain scepticisme sur le point de vue que j’y exprime. Une synthèse de ses objections peut être lue ici. Pour résumer, “Peut être que l’auteur a raison sur la relation prix/réglementation, mais il oublie tous les autres terribles inconvénients de l’absence de planification, et notamment le terrifiant étalement urbain”.
Ces interrogations sont parfaitement compréhensibles. Elles sont largement partagées, puisque 80% de ce que l’on peut lire sur le sujet en langue française affirme exactement l’inverse et vante les mérites de la planification. Il est donc nécessaire d’y répondre.
Il va de soi que j’ai déjà traité en long, en large et en travers, les questions soulevées ici, dans mes nombreux articles sur la question, mais par souci de synthèse, en voici un résumé, sous forme de questions réponses, avec, à chaque fois, des liens d’approfondissement.
Q. Vincent Bénard, vous affirmez dans votre article publié par le journal “Le Monde” que les réglementations plus sévères en Californie poussent les prix à la hausse par rapport au Texas. N’est-ce pas plutôt lié à un manque d’espace physique autour des métropoles californiennes, entourées par l’océan et des collines, voire des montagnes ?
VB. Eh non ! En fait, si on analyse les données statistiques sur les aires urbaines (définies comme zone d’attractivité économique, plus grandes que les seules “aires métropolitaines”) de San Francisco, San Diego et Los Angeles, on s’aperçoit que l’espace agricole de ces aires représente respectivement 121%, 45% et 38% de la surface déjà urbanisée. Et l’on ne compte ici que la surface agricole, pas les zones
sauvages ou désertiques. Il n’y a aucun obstacle technologique à la transformation de ces espaces en habitat. Ajoutons que si une partie des montagnes entourant SD et LA sont effectivement escarpées, ce n’est absolument pas le cas autour de SF, dont les collines ne représentent aucune difficulté de construction majeure. Ne serait-ce les réglementations anti-expansion urbaine, ces zones pourraient être ouvertes à l’urbanisation. Et si d’aventure elles devaient se remplir, au final, les aires urbaines considérées resteraient d’une surface inférieure à celle de New York (ou Paris): il n’y a donc aucune raison de penser que ces aires urbaines ont atteint une “taille maximale admissible”.
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Par Vincent Bénard, membre du Bureau National du PLD, Secrétaire National au Logement, auteur de "Logement : crise publique, remèdes privés"
Article paru le 16 mars dans ObjectifEco 
 

mercredi 9 mars 2016

Réforme territoriale : Un résultat très inférieur aux attentes ---


France : la non-réforme territoriale qui ne
corrigera aucune des tares de nos administrations

 
La réforme territoriale, lancée en grandes pompes par le gouvernement mi 2014, a été adoptée dans l’indifférence générale un an plus tard, et ne s’est pour l’instant traduite que par l’élection d’un plus petit nombre de présidents de régions en décembre dernier. L’indifférence des français est compréhensible: le gouvernement a raté une belle occasion de remettre à plat toute l’organisation administrative française, et les rares changements observés n’iront pas dans le sens de la simplification ou des économies pourtant réclamées par la société civile.
Par Vincent Bénard, membre du Bureau National du PLD, Secrétaire National au Logement, auteur de "Logement : crise publique, remèdes privés"
Article paru le 7 mars dans ObjectifEco

mercredi 2 mars 2016

Loi Travail : un petit pas dans la bonne direction.

"A trop protéger les salariés, on ne les protège plus du tout"
Jean Tirole, prix Nobel d'Economie

Loi Travail, un petit pas dans la bonne direction

La loi Travail renforce la démocratie en entreprise malgré ses nombreuses insuffisances et imperfections. Elle fluidifie le marché du travail en simplifiant la réglementation.

Malgré la modestie des avancées contenues dans le texte, le PLD appelle à soutenir ces réformes.
Le premier axe du texte rend la priorité aux accords d’entreprises, avec le soutien des accords de branche si nécessaire.
La volonté des salariés a trop souvent été détournée, voire bloquée par des syndicats aux ordres de centrales déconnectées de l’entreprise concernée. Il est temps de leur octroyer une vraie capacité de négociation et de discussion.
Les règles codifiées s’appliquant uniformément à tous aujourd’hui, sans distinction de secteur d’activité, de contexte économique ou de culture d’entreprise. Nous prônons la  restauration d’un vrai contrat dont toutes les clauses sont négociables par les partenaires sociaux au niveau de l’entreprise. Nous aimerions ajouter à ce texte le droit pour tous de présenter des listes au premier tour des élections professionnelles sans avoir à être affilié à des centrales syndicales décrétées « représentatives », véritable déni de démocratie sociale.

Le deuxième axe instaure de la flexibilité dans un marché du travail hyper rigide. La clarification des règles de licenciement, en particulier économiques, évitera les interprétations hasardeuses de magistrats qui devaient se transformer en experts économiques à chaque dossier.
Les embauches seront d’autant plus faciles que l’assurance de pouvoir ajuster les effectifs en cas de difficultés sera élevée. Les salariés auront d’autant plus confiance qu’ils auront la certitude de retrouver un emploi sur un marché du travail à nouveau fluide.
Ces mesures sont insuffisantes pour donner un véritable coup d’accélérateur à l’activité et au marché de l’emploi.

Elles promettent néanmoins de dégripper un peu une machine rouillée depuis quatre décennies d’arrêt.

Le gouvernement devra aller beaucoup plus loin pour avoir un impact fort sur l'emploi.