jeudi 26 mai 2016

NON au diktat de la CGT en France !

Halte au chantage de la CGT


Le Parti Libéral Démocrate dénonce les multiples chantages auxquels la CGT se livre envers les Français et, aujourd'hui, envers la presse qu'elle souhaite soumettre à son diktat. Quelques poignées de militants activistes, part infime des salariés, bloquent déjà les raffineries, les ports. Ce mouvement s'étendra sans doute demain aux transports publics et aux centrales électriques. 
Mais la CGT du livre a aussi annoncé son interdiction de l'impression des journaux qui refusent d'insérer une page de sa propagande dans leur édition du jour. Non seulement la CGT veut paralyser la vie des Français et plonger des milliers de petites entreprises dans d'immenses difficultés, mais elle veut faire taire les voix médiatiques dénonçant son coup de force. 
Cette atteinte à la liberté de la presse est indigne d'une démocratie.
Quoi que l'on pense de ce qui reste de la loi travail, il est inacceptable qu'un syndicat, au motif de la combattre, confonde le droit fondamental de grève avec la prise d'otage des Français par des piquets de grève qui sont, eux, illégaux. Nous appelons le gouvernement à poursuivre la CGT et tous les organisateurs de mouvements de protestation violents pour ces actions illicites et pour l'atteinte à une liberté fondamentale, celle de la presse.

De surcroît, ce mouvement montre l'absolue nécessité d'engager avec fermeté le chantier de libéralisation de l'oligopole actuel des organisations syndicales. En plus d'être financées à plus de 90% par l'argent public et non par les cotisations de leurs membres, leurs permanents syndicaux sont aujourd'hui intégralement rémunérés par le secteur public, emplois qui seraient jugés fictifs dans le privé.  
Nous appelons à la suppression de tout financement public des syndicats.  
Ils doivent vivre de la valeur qu'ils créent pour leurs adhérents et non du parasitisme de l'Etat évalué à 4 milliards annuels et de la formation professionnelle.
Les salariés doivent être libre de choisir les syndicats dont ils se sentent proches, sans que l'état ne définisse arbitrairement la liste des syndicats prétendument "représentatifs". Le dialogue social doit se dérouler au plus près des salariés et de leur employeur, au niveau de chaque entreprise plutôt qu'au niveau des branches. C'est pourquoi nous demandons l'autorisation de présenter des listes indépendantes dès le premier tour des élections professionnelles.
Finissons-en avec le syndicalisme de conflit à la Française. Permettons aux salariés et aux entreprises d'inventer les nouvelles formes du dialogue social constructif de demain.
Lire le communiqué sur notre site

mardi 24 mai 2016

Souriez, vous êtes ruiné --- "Un livre qui sort à point"


Ce livre d'Yves Bourdillon sort à point. Cette comédie incisive - prémonitoire ? - sur la crise de notre modèle social que le monde entier nous envie mais se garde bien d’imiter... Pénurie d’essence et de camemberts. Grèves. Sommets européens de l’ultime dernière chance. Emeutes... 
Dans un pays au contrat social en lambeaux, « ceux qui ne veulent plus payer s’opposent à ceux qui veulent continuer à recevoir ». C’est une sorte de Mai 68, quoique avec moins de sexe, que Fred Beaumont doit couvrir pour Le Journal, un quotidien « progressiste » qui soutient le mouvement des Indignés, victimes de la réduction en catastrophe des allocations et dépenses d’un Etat à la dette vertigineuse.

Mais Frédéric Beaumont ne croit plus un mot de ce qu’il écrit, puisqu’il a secrètement basculé dans la conviction que l’Etat providence est de ces enfers dont sont pavés les bonnes intentions. Ce qui devrait le pousser à démissionner par intégrité, « mais je donnerais quoi à manger à ma fille ?

Des sandwichs à l’intégrité ? ». Pour défendre, malgré tout, ses convictions et renflouer son compte en banque dans le rouge, il prend alors le risque de collaborer secrètement à Libertas, à la ligne éditoriale antagoniste du Journal puisqu’il défend les Baudets qui estiment « n’avoir plus que l’impôt sur les os ».

Un double jeu qui, sur fond de chasse au scoop sur le Plan du flamboyant ministre de l’économie Redwan Khetif censé éviter la banqueroute du pays,menace de lui causer de légers désagréments : se fâcher avec ses amis ou des collègues tartuffes, se faire licencier et étriper par la femme de ses rêves issue d’une banlieue sensible, être traqué par tout ce qui dans Paris sait tenir un stylo ou lancer un pavé. Autant dire beaucoup de monde... Et ce n’est rien à côté de ce qui l’attend avec sa fille !

Pendant que dans son entourage, chacun se débat pour sauver son job, son patrimoine ou sa vie sentimentale et grappiller des moments de répit dans la mêlée, la situation semi insurrectionnelle débouche sur un dénouement dont ni Beaumont, ni ses proches, ni notre pays, ni même l’Europe, ne sortira indemne.

Voici un livre de combat libéral qui mise sur l’arme dévastatrice de l’humour face aux divagations de l’Etat nounou, avec les mêmes personnages que ceux du précédent roman d’Yves Bourdillon Du Trapèze au-dessus des piranhas. Rire d’une banqueroute, en s’inspirant des codes des humoristes anglo-saxons, un choix culotté sans doute. Mais rassurez-vous, tout cela n’est que de la fiction....

Roman d'Yves Bourdillon paru le 22 avril 2016 aux éditions du Rocher

Yves Bourdillon est reporter international au quotidien Les Echos depuis 1996 et suit les crises politiques, économiques et sociales aux quatre coins du monde.
Souriez, vous êtes ruiné est son deuxième roman après Du Trapèze au-dessus des piranhas (éditions Anne Carrière, 2012, prix du premier roman du salon du livre d’Île de France).

vendredi 13 mai 2016

L’héritage Mitterrand : Etatisation, fiscalité et endettement ---


Mitterrand, une parenthèse libérale vite refermée

Publié le 10 mai 2016 dans Contrepoints

Si Mitterrand ouvre une petite parenthèse libérale dans le domaine des mœurs, c’est pour mieux préparer la route de la servitude que nous connaissons encore aujourd’hui.
Les socialistes ne cessent de se référer à leur parrain – dans tous les sens du terme – historique, François Mitterrand. Ce 10 mai, nous fêtons les 35 ans de son arrivée au pouvoir à la tête d’une gauche unifiée sous la bannière d’un marxisme décomplexé.
Ce fut la première alternance digne de ce nom, mais aussi la dernière tant la droite poursuivit son travail de sape de notre économie et de nos libertés. Nationalisations, abaissement arbitraire et uniforme de la durée légale du travail et de l’âge de départ à la retraite et ouverture des vannes de la dépense publique. Rapidement, l’économie du pays se retrouva plombée par les orientations catastrophiques de François Mitterrand.
Fiscalité et endettement, l’héritage Mitterrand
L’arrêt de cette fuite en avant collectiviste eut lieu en 1983 et se traduisit par une modération transitoire d’une tendance qui ne s’est jamais interrompue depuis lors. La fiscalité et l’endettement ont ensuite poursuivi leur ascension de manière ininterrompue malgré les timides efforts entrepris durant ce qui a été abusivement qualifié de « tournant de la rigueur ».
L’étatisation rampante de pans entiers de la société ne reculera plus. La confusion toxique entre justice et morale ne cessera de prendre de l’ampleur. L’État n’a cessé de dicter aux Français ce qui est bien ou mal pour eux avant de leur imposer des choix de vie et des valeurs de façon autoritaire et paternaliste. Paradoxalement, ce mélange des genres s’est accompagné d’une multiplication de scandales d’une gauche découvrant le pouvoir et ses vices.
Bernard Tapie fut l’ami du président (amitié gratifiée de précieux avantages), les délits d’initié et la corruption explosèrent avec l’implication de plus en plus massive et brutale de l’État dans l’économie. Que les entreprises soient nationalisées ou privatisées, le capitalisme de connivence à la française entretient des passerelles douteuses. Anecdote illustrant bien cette dérive générale, l’homme des coups tordus Roland Dumas est parachuté à la tête du Conseil Constitutionnel. Il a reconnu il y a peu avoir validé les comptes de campagne des deux finalistes de la présidentielle de 1995 alors qu’ils avaient largement franchi les limites fixées par la loi. On imagine le reste… Les années Mitterrand sont avant tout celles de la manipulation des foules et de la triche de grande ampleur.
La parenthèse libérale
Certes, François Mitterrand ouvre indéniablement une parenthèse libérale avec l’abolition de la peine de mort, la fin du monopole des médias audiovisuels et la fin des discriminations contre l’homosexualité (le 12 juin, l’homosexualité ne figure plus dans la liste des maladies mentales). Réformes auxquelles nous devons ajouter celles entreprises par Pierre Bérégovoy de 1984 à 1986 qui favorisent une meilleure circulation des capitaux, préalable incontournable au développement des activités économiques sur le territoire. Cette courte ouverture se referma vite.
Les leviers d’émancipation des individus retournant à leur fonction d’outil de propagande au service de l’État et de la majorité au pouvoir. Du sursaut culturel à la culture d’État, les Français subissent un vrai travail de rééducation collectiviste qui passe d’ailleurs par l’école. Pire, l’instrumentalisation de la lutte contre le racisme divise comme prévu la droite en faisant monter un Front national infréquentable. Cette stratégie fragilise longtemps la droite avec des triangulaires mortelles… jusqu’au jour où, à force de jouer avec le feu, le Front National capta l’électorat populaire de la gauche en changeant sa ligne économique.
Les années Mitterrand ont embarqué les Français sur une voie sans issue, la route d’une servitude volontaire dont le pays ne sortira qu’avec le retour d’un nationalisme menaçant… ou l’arrivée au pouvoir d’une Margaret Thatcher capable de rompre avec cette trajectoire mortifère. D’ailleurs le 4 mai, nous fêtions les 37 ans de son arrivée au pouvoir.
Article source dans Contrepoints