lundi 27 juin 2016

Le Brexit et après ? ---

Que penser du Brexit ?

3 approches différentes

Vous avez lu le communiqué du Parti Libéral Démocrate fin de semaine dernière. Le débat n'en est pas moins ouvert au sein de notre mouvement qui rassemble plusieurs sensibilités. Nous vous proposons trois visions du Brexit, celle d'Aurélien Véron, président du Parti, celle d'un membre du bureau national également secrétaire national aux questions du logement, Vincent Bénard, et celle d'un autre membre du bureau national en charge des questions européennes, Michel Faure. Et vous, qu'en pensez-vous ?

Brexit, une catastrophe... pour la France
par Aurélien Véron

L’Union européenne perd avec le Royaume Uni le « champion » d’une économie libérale doté d’une fiscalité relativement modérée, en particulier sur le capital et l’investissement. Le premier à lutter pied à pied à Bruxelles contre le « red tape », l’État nounou et les subventions, notamment dans l’agriculture. Qui, en Europe continentale, est capable de supprimer 400 000 postes de fonctionnaires comme David Cameron a osé le faire ? Sans oublier que cette décision lui a même permis de remporter brillamment les législatives il y a un an.
Lire la suite de l'article
Après la victoire du Brexit, divorçons intelligemment
par Vincent Bénard
L’Union Européenne a donc perdu un de ses membres, et pas n’importe lequel. Le plus dur commence, et, contrairement à ce que disent bien des commentateurs, le plus dur commence pour le continent. La sagesse voudrait que, comme pour un divorce, les deux ex-conjoints règlent leur séparation au mieux de leurs intérêts, avec leur cervelle, et non avec leurs tripes, en forçant l’autre à avaler l’accord de rupture le plus défavorable possible. L’intérêt des deux peuples serait donc que très vite, un accord maintenant le libre-échange de biens, services et capitaux entre les deux entités soit conclu. Si cela est fait, alors, économiquement parlant, le Brexit serait un non-événement.
 
Face au Brexit, repenser une Europe à la carte par Michel Faure
L’Union européenne perd avec le Royaume Uni le « champion » d’une économie libérale doté d’une fiscalité relativement modérée, en particulier sur le capital et l’investissement. Le premier à lutter pied à pied à Bruxelles contre le « red tape », l’État nounou et les subventions, notamment dans l’agriculture. Qui, en Europe continentale, est capable de supprimer 400 000 postes de fonctionnaires comme David Cameron a osé le faire ? Sans oublier que cette décision lui a même permis de remporter brillamment les législatives il y a un an.
Lire la suite de l'article
  

  

samedi 25 juin 2016

Le Brexit, une cruelle leçon de démocratie ---

Brexit, cruelle leçon de démocratie
L’Union Européenne souffre aujourd’hui d’avoir perdu l’un de ses principaux piliers. Pilier économique et militaire mais aussi référent pour la défense de nos libertés. L’Union européenne paye son élargissement non concerté, des traités imposés malgré le rejet des citoyens sollicités et, enfin, son acharnement réglementaire et sa quête d’harmonisation. La France et son modèle social financé à crédit portent une part de responsabilité dans cette débâcle. Nous inquiétons nos partenaires en nous enfermant dans la crise et en refusant les mutations en cours. L’Union européenne telle que nous l’avons connue est morte.
Nous demandons aux dirigeants à Bruxelles d’abandonner leur dérive réglementariste pour recréer un rêve européen, faire de l'Europe le continent des libertés, tant individuelles qu'économiques. Nous ne pouvons l'envisager qu'à l'aide d'un nouveau traité remplaçant par une vraie subsidiarité "l'intégration" fédéraliste actuelle, instaurant des institutions plus démocratiques et mettant fin aux monopoles publics et privés au profit d'une vraie concurrence ouverte. Traité qui devra être soumis aux électeurs des 27 pour être mis en oeuvre. C'est la seule chance de stopper la dislocation de l'Europe et de restaurer la confiance des Européens dans leurs dirigeants.
Nous devons enfin respecter le choix démocratique des Britanniques et conserver nos bonnes relations avec ce pays, en particulier en maintenant son accès au marché unique. Les enjeux qui nous attendent exigent de nous appuyer les uns sur les autres malgré la remise en question du modèle bruxellois. Les montagnes de dettes accumulées en Europe, les modèles sociaux à réinventer et la montée des nationalismes nous promettent des conflits bien plus graves si nous laissons l’Europe se disloquer.




Lire le communiqué sur notre site


Avec Anne Hidalgo, Paris deviendra t-elle une ville provinciale à l’échelle de l’Europe ?


Amazon Prime Now : pour Anne Hidalgo, le progrès, c’est déloyal

Vent debout contre l’ouverture des commerces en soirée et le dimanche, Anna Hidalgo s’en prend désormais à la dernière innovation issue du net. Le nouveau service d’Amazon, Prime Now, constitue selon elle "une concurrence déloyale à l’égard des commerçants et des artisans".
Anne Hidalgo est toujours en retard de deux guerres. Vent debout contre l’ouverture des commerces en soirée et le dimanche, elle s’en prend aujourd’hui à la dernière innovation issue du net. Le nouveau service d’Amazon, Prime Now, constitue selon elle "une concurrence déloyale à l’égard des commerçants et des artisans". Rien que ça. L’idée que les Parisiens puissent souhaiter se faire livrer des produits – en particulier alimentaires - en une heure, maximum deux, lui est juste insupportable. Et les commerçants de proximité qui n’ont pas encore l’équivalent de Deliveroo ?
Nous la voyons brandir l’arme de la répression avec l’érection de "garde-fous" – lesquels ? – et la promesse d’être "intransigeante" avec Amazon. Si elle l’est autant qu’avec les services de la Ville de Paris – pensons au ramassage des poubelles et à la propreté -, les dirigeants d’Amazon peuvent dormir sur leurs deux oreilles. Et les Parisiens impatients de bénéficier de ce service ultra réactif aussi.
Elle a déjà haussé le ton à l’égard d’AirBnB, concurrent (forcément) déloyal à l’égard des hôtels. Le durcissement des conditions de location d’appartements s’est accompagné d’un recours implicite – sans l’avouer – à la délation des "voisins vigilants" pour punir les propriétaires – et donc leurs clients - qui ne respecteraient pas strictement l’empilement croissant de restrictions et d’interdictions. Tout ceci n’est qu’un début. Tant d’autres nouveautés en préparation ou en cours de lancement sont en passe de bousculer les acteurs économiques actuels qu’Anne Hidalgo ne va bientôt plus savoir où donner de la tête. Elle devra embaucher et former pléthore de nouveaux fonctionnaires chargés de surveiller toutes ces nouvelles pratiques et de réprimer ces barbares du net alors que les comptes de la ville sont largement déficitaires. Est-ce bien raisonnable ?
La Maire de Paris adore pourtant inaugurer les incubateurs de startups : Numa et, récemment, la Digital Foundry dans la Silicon Sentier, le Cargo ou la Halle Freyssinet où s’installeront 1.000 startups aux cotés de la fameuse école 42 co-fondée par Xavier Niel, Marc Simoncini et Jacques-Antoine Granjon. Avoir plein de startups, c’est branché. Les laisser développer leur offre auprès des consommateurs, c’est une autre affaire. Comme tant d’autres responsables politiques, Anne Hidalgo découvre que ces jeunes pousses deviennent vite des mauvaises herbes pour l’économie planifiée et soutenue à coup d’autorisations, d’aides et de privilèges. Internet ne connaît ni les frontières, ni les vieilles règles. Elle va devoir admettre qu’aucune muraille ne résiste à ses avancées.
Elle n’est pas seule à rester hermétique au changement, l’ancien président de la République vient seulement d’apprendre l’existence du site leboncoin.fr. L’arrivée des plateformes numériques a déclenché une révolution tant sur le plan de nos habitudes et de l’usage de nos biens que sur celui du travail. Le Big Data, les Smart Cities, la voiture autonome, le Blockchain et d’autres ruptures technologiques en cours vont bouleverser les liens sociaux, l’économie et le rapport des citoyens à l’Etat. 
Myriam El Khomri et Philippe Martinez s’étripent en tête-à-tête sur quelques ajustements marginaux du Code du Travail alors que la première n’a jamais travaillé dans une entreprise et que le second les terrorise. Ils n’ont pas compris que le Code du Travail serait bientôt relégué dans l’oubli par la "concurrence déloyale" du progrès. Celui-ci fait émerger de nouvelles formes d’activité, condamnant sans doute à terme le salariat traditionnel. Nous travaillerons de plus en plus pour plusieurs donneurs d’ordre au lieu d’un employeur unique.
La pluriactivité exigera de l’agilité et de l’autonomie, tout le contraire du salariat engoncé dans ses 3.500 pages de réglementations trop complexes et rigides.
L’ambition d’Anne Hidalgo, c’est de faire de Paris une ville provinciale à l’échelle de l’Europe. Sacré pari compte tenu des nombreux atouts de la capitale. Elle n’est pas loin d’y parvenir. Malmenée par une planification ratée des transports et de multiples restrictions, Paris devient une ville-musée ; un musée qui se vide avec la baisse annoncée par le Louvre de 1.7 million de visiteurs en 4 ans (1). Pour elle comme pour l’ensemble de la classe politique, les nouvelles technologies sont bonnes pour l’image, la déco, tant qu’elles n’altèrent pas nos modes de vie. Leur ode à la lenteur se voit néanmoins régulièrement percutée par les innovations que les dirigeants politiques n’ont pas vu venir. Des entrepreneurs, des ingénieurs et des inventeurs géniaux sont en train de dessiner nos sociétés de demain tandis que les politiques ne s’intéressent qu’au prochain scrutin. Ces derniers doivent se préparer à de nombreuses nuits blanches.
La révolution numérique rend aux citoyens de nombreuses libertés, liberté d’expression, d’action et de consommation. L’Etat voit ses assujettis le contourner sans scrupule, lui et ses réglementations à l’ancienne. La société est en train de se reconstruire sur de nouveaux fondements qu’aucun dirigeant ne parvient à comprendre ou à contrôler. Décidemment, la rupture numérique est vraiment une concurrence déloyale pour le pouvoir.

(1) Le vrai problème du Louvre, Le Monde, 10 juin 2016, voir ici 
Lire la tribune sur atlantico

dimanche 12 juin 2016

Il est urgent de réformer le syndicalisme !

Aidez-nous à promouvoir
la réforme du syndicalisme


Trains à l'arrêt, poubelles qui s'entassent dans les rues, coupures intempestives de courant et blocages des raffineries. Vous en avez assez d'être pris en otage pour des revendications idéologiques ou corporatistes ? Vous en avez assez de voir les gouvernements céder aux revendications des syndicats les plus extrémistes ? Réformons le syndicalisme en France pour basculer de ce syndicalisme de la confrontation à un syndicalisme de la négociation, plus proche des salariés et des entreprises.

Nous lançons une campagne de refondation du syndicalisme autour de 3 points :
  1. arrêter le financements public des syndicats pour qu'ils ne dépendent que des cotisations de leurs membres.
  2. autoriser toutes les listes indépendantes à se présenter dès 1er tour des élections professionnelles.
  3. favoriser les référendums (exemple : le travail le dimanche chez Bricorama ou en soirée chez Séphora).
Nous avons besoin de votre aide pour cette campagne. Nous ne vivons que de vos adhésions et de vos dons. Sans vous, nous n'aurions pu mener les batailles passées. Sans vous, nous ne pourrons mener celles de demain.

Vos dons ne vous coûtent que 34% de leur montant. Chaque versement par chèque (à l'ordre de l'AFPL adressés au Parti Libéral, 5 rue du Mail 75002 Paris) ou en ligne (lien) donne droit à une réduction de 66% du don de l'impôt sur le revenu 2015 :


Faites un don, cela ne vous prendre qu'une minute et quelques clics.
Merci de votre soutien,

Aurélien Véron
Président




Soutenez vos idées !
Donnez pour vos convictions !